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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 09:30

azealia-banks-1991.jpg

Tour de chauffe

Enfin, la première sortie de la petite créature qui fait parler d'elle sur tous les blogs (du vaguement indie-rock au clairement electro/hip-hop) depuis la sortie l'an dernier de l'insubmersible tube "212". Entre ses concerts sold-out brûlant d'une courte demie-heure, ses soirées avec le gota de la mode (Karl Lagarfeld en a fait sa grande égérie il y a peu, concert privé en prime), on se demandait même si Azealia Banks n'allait pas imploser avant de sortir un vrai disque, comme une autre reine du buzz internet que vous aurez deviné.

Si on attend encore la sortie de l'album, prévu avant fin 2012, 1991 est un bon avant-goût et indicateur de la direction toujours plus dansante, et trans-genre dans laquelle Azealia Banks évolue. Parlons d'abord des deux déjà connus: "212" est une attaque crunk/ragga/house frontale avec un flow aussi vicieux et speedé que grinçant suivi d'un pont chanté magnifique qui explose au son d'une alarme grinçante qu'on aurait piqué à Prodigy (à qui Azealia rend hommage en live en reprenant "Firestarter"). "Liquorice" est beaucoup moins agressif et possède un ton purement Acid-House, avec son refrain sucré "I could be the right girl, Tell me if you like my color, can I be your type ?", le genre de titre qui nous transporte à l'époque des débuts de Moloko ou Basement Jaxx

Mais la force de la Brooklyn-girl est de remettre au goût du jour ce genre de production un brin datées en y appliquant ses influences hip-hop, ragga et surtout son flow rapide, précis, mais toujours au service de la dynamique plus que de la technique. "1991" est une belle démonstration de cet équilibre qui constitue le plus bel atout de Banks, un titre à la mélodie facile mais dont les paroles nous ennivre au rythme du dance-floor. Car soyons clair, cet ep, et ce qu'Azealia Banks propose depuis les premiers titres disponibles sur le net, est beaucoup plus proche de la dance que du hip-hop, et son rêve est moins de devenir la prochaine Nicky Minaj (dieu merci) que de simplement de faire bouger des booty dans tous les night-clubs du monde. A ce jeu là elle possède déjà une bonne main. On a hâte de voir quelle sera sa prochaine carte.

8/10

Label: Interscope Records

Sortie: 12 Juin 2012 (import)

 

Site officiel d'Azealia Banks

 

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Published by PallMall - dans Chroniques d'albums
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