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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 10:10

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A new machine is born

 

La patience est une qualité indispensable à tout fan de Trent Reznor, car ce monsieur a beaucoup de projets, et oublie quelque fois qu'on est pas intéréssé par tout ce qu'il fait (ses bandes originales de 3 heures pour Fincher par exemple). Le premier ep d'How To Destroy Angels (éponyme) avait ce talent de faire la transition entre les derniers Nine Inch Nails tout synthétiques et post-apocalyptiques qu'ils étaient, et un nouveau vaisseau sonore piloté par Mariqueen Mandig dont le chant sussuré et pur intriguait. On pouvait aussi considérer ça comme du NIN avec "la pouf à trent" au chant (clin d'oeil aux intégristes). Et alors que les mois ont défilé, avec un album annoncé maintes fois, on se retrouve avec un second ep. On appellera ça un Fail si An Omen n'était pas un grande réussite.


Les capacités de Reznor et son pote Atticus Ross pour donner aux machines un relief emotionnel sont réellement sublimées ici. Clairement on a affaire à une sorte de spin-off féminin de Year Zero, avec des épisodes plus longs et un sentiment de psychose plutôt que de rebellion. Parlons des deux odyssées de An Omen. "Ice Age"  est un titre déguisé en comptine folk asiatique qui se fait progressivement envahir par les drones et la dissonance. C'est saisissant, magnifiquement joué et la voix de Mme Reznor file la chair de poule. "Speaking In Tongues" se permet un pont entre indus, mélodie orientales, et ambient avec cette fois le duo Mariqueen/Trent dont les voix unies semblent prévenir d'un désastre imminent. Un chant de diva est noyé dans des bruits d'ordinateurs détraqués, tout s'éteint, puis tout reprend pour finir sur un champ de ruine.


A coté de ces deux gros morceaux de 7 minutes, "Keep It Together" joue la carte trip-hop flippant de l'an 2480, "On The Wing" est un titre quasi-pop dont on retiendra le sublime sample orchestral au refrain, l'electro-rock groovy  "The Loop Closes" remue le bassin, et on termine en berçeuse avec les notes flottantes de "The Sleep Of Reason Produces Monsters". Mais le mieux est encore de faire le voyage de bout en bout. Quand on vous propose un univers aussi fort et prenant en seulement six titres, il serait dommage de ne pas y faire un tour. Si le concept de Ghost In The Shell devenait réalité, An Omen serait la bande-originale parfaite de cette société.

9/10

 

Label: Columbia

Sortie: 19 Novembre

 

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Published by PallMall - dans Chroniques d'albums
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