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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 14:46

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"You know I got a plane tomorrow morning, right ?"

Porté par le succès (mérité) de son premier album "solo" dans les charts du Royaume-Uni, Noel Gallagher revient 4 mois après sa dernière date à Dublin (à l'Olympia Theatre), récolter les lauriers devant un public qui lui est acquis depuis des siècles. Et c'est surement cet excès de confiance qui le poussera ce soir à la jouer en roue libre. Etrangement, il débute le set avec "It's good to be free", issu de la compilation de face-b The Masterplan, et encore plus étonnant: le public entonne les paroles du début à la fin. S'en suit le passable "Mucky Fingers", autre plaisir de fan-hardcore tiré de Don't believe the truth. Mais le véritable show débute sur les titres des High Flying Birds, qui sont ce soir, et c'est une nouveauté vis à vis de la première tournée, accompagnés par deux chorales (féminine et masculine) et un trio de cuivres. Si le son général manque de précision, l'O2 Arena ressemblant plus à un hall d'aéroport qu'une salle de concert (avec ses tuyaux de ventilations apparant au plafond, et sa fosse extrêmement large), ces arrangements supplémentaires rendent à merveille sur les tubes "Dream On", "Everybody's on the run" et "If I had a gun". Le groupe joue tout à la lettre, pas d'impro, comme à l'époque Oasis. Deux awards doivent être décernés, un pour la performance la plus brouillonne et heureusement inaudible de Jeremy Stacey (Batteur), l'autre pour la participation plus enthousiaste et éblouissante de Mike Rowe (Clavier/Moog/synthé). Ce dernier est véritablement le phare qui guide les mélodies, et donne un peu de vie à un jeu de scène global qui s'approche du niveau zéro. Gallagher se fend de quelques vannes au public lorsqu'il continue à hurler sa joie entre les morceaux: "You know I got a plane tomorrow morning, right ?". On le sent un peu lassé ce soir, comme si lui même voulait passer à autre chose qu'une Oasis-Fan-Party. On replonge dans les tiroirs d'Oasis justement avec une version acoustique de "Supersonic" sympathique, mais lorsqu'arrive juste après une excitante version de "AkA What a life !" on a le sentiment que Noel et son public prennent plus de plaisir à regarder vers l'avenir.

IMAG0571.jpgCet éternel aller-retour entre les classiques du songbook de Gallagher (et il en a des dizaines) et son nouveau répertoire s'avère frustrant, et ce ne sont pas les ennuyantes faces-b "Talk Tonight" et "Half the world away" qui vont faire monter la sauce. Le show se termine étrangement sur l'efficace "Soldier boys and jesus freaks" et "Stranded on the wrong beach", parmi les titres les plus relaxés du disque des oiseaux qui volent haut (ça fait con en français hein ?). Bien entendu, un rappel façon best-of arrive, mais lui aussi bascule entre l'imparable et le discutable: "Whatever" soulève les foules mais manque de pêche, "Little by little" est toujours aussi pleurnicharde, mais "The Importance of being Idle" remonte la pente, et "Don't look back in anger", comme à son habitude, réconcilie tout le monde. Les irlandais se prennent par l'épaule, se gueulent les paroles dans l'oreille, renversent de la Carlsberg sur leur jogging en basculant de gauche à droite dans une béatitude digne d'une victoire en Coupe Du Monde de rugby. Ils étaient venus pour ça eux, se souvenir des belles choses. Moi, j'attendais qu'on tourne la page, et qu'on ne fixe plus le cadavre dans le blanc de l'oeil, tant pis.

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