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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 12:52

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Le temps des seringues

 

Amis de l'OCB bien fournie, du PCP bien dilué, et du LSD bien coloré, The Paperhead, le trio chevelu de Nashville semble au premier abord, avoir tout pour vous plaire. Inspirés par le psyché-rock des 60's et 70's, ils sont ce qu'on peut appeler des hommes de traditions. On devine leur fascination précoce pour les compilations Nuggets où l'on faisait des tubes sur un simple groove, et une ligne de basse qui colle au bassin ("Back to those days"), mais aussi les heures à allumer des fumigènes pour voir la sainte vierge au milieu de leur garage ("Can't keep my eyes open" très 13th floor elevators, "Gettin Older"), et les blocages neuronals après avoir trop écouté Sergent Pepper et Revolver ("Easy Living").

The Paperhead ne sonnent vraiment pas comme un groupe américain (plutôt anglais), ni un groupe du 21ème siècle d'ailleurs, mais plutôt un groupe oublié de la création du psychédélique-rock, peut-être même trop prévisible pour provoquer autre chose que la nostalgie. La faute à des morceaux quelques fois broyées dans l'auto-contemplation ("Come Again?", L'instru bruitiste "Wisdom"), et une sensation générale d'immaturité (18 ans de moyenne d'âge) dans la composition. On attend donc des progrès, même si cet album éponyme a ses bons moments. A réserver aux collectionneurs d'antiquités, qui se satisferont de la démarche purement revivaliste.

 

Sortie: 15 Mars 2011

Label: Trouble in Mind Records

 

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