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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 19:20
Année: 2009
Label
: Island Records

Qui a marché sur PJ ?

Les nouveaux albums de PJ Harvey sont attendus par tout le monde, la presse comme les amateurs de musique dépassant même le cadre des indie-people. La dame s'est construit une réputation, on peut même parler d'aura, au fil d'albums peut-être pas tous exceptionnels, mais jamais en dessous de la mention "très bien". D'accord, sur la pochette sont notés deux noms, Harvey et Parish, mais avouons le de suite, malgré le talent méconnu du bonhomme tout le monde ne pense qu'à elle.

Comme le précédent album du duo Harvey/Parish, A Woman A Man Walked By est un disque plutot calme, très réfléchi, et peut-être même maniéré. On y trouve la PJ Harvey sentimentale de Stories from the sea, Stories from the City sur "Black Hearted Love" assez réussi, la PJ énervée et vociférant ses paroles de To Bring you my Love sur "Pig will not" mais surtout celle plus fantomatique du dernier en date, White Chalk, sur "The Chair" aux relents expérimentaux ou "Passionless Pointless" hélas un peu longuet . Une sorte de portrait à travers les ages en somme que cet album, mais quelque chose cloche dans ce choix de mimer différents personnages, qui ne lui vont pas tous ("April" et son chant de grand mère cancéreuse).

Musicalement parlant il y a peu ou pas de faute de gout, de l'agréable à l'hypnotique, Parish est un bon maître de cérémonie et sait faire souffler chaud et froid avec talent. Là ou le bât blesse, c'est qu'on se rend vite compte que PJ Harvey est souvent dans la démonstration. Quelques fois la sauce prend très bien ("A Woman a man walked by" ressemble a un inédit de Nick Cave repris par une pute de luxe), d'autres moments, on hausse les sourcils en se demandant s'il faut aller si loin dans l'interprétation ("Sixteen, Fifteen, Fourteen" et son chant ultra-appuyé) .
Mais si on ne fait pas la fine bouche, et qu'on passe outre ses quelques détails qui s'estompent un peu au fil des écoutes, on appréciera un objet aussi travaillé et bien en dehors des modes, comme PJ Harvey à l'habitude de l'être.

Ne vous y trompez pas, et faites vous votre propre avis, car ce n'est pas de ces disques qui se révèle facilement, et finalement, c'est sa plus grande qualité.

www.myspace.com/pjharvey
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 14:08


Année: 2008
Label
: ATC/Second Motion

L'irlande, ce n'est pas (que) U2

La jeune irlandaise Gemma Hayes a commencé sa carrière en 2001, avec l'ep Work to a calm , titre qui qualifie très bien sa musique, concentrée sur la mise en relief de sentiments simples par une folk épurée, mélancolique et lumineuse. Ce troisième album sorti discrètement en 2008 est un petit bijou de folk-pop et marque une nouvelle étape dans sa carrière avec plus d'arrangements, et une voix toujours plus fragile et séduisante.

Cette voix, proche d'une Nina Persson (The Cardigans), prend au coeur dès "This is what you do to me" à la fragilité déconcertante. Alternant moments pop brillants ("In Over My head","Don't Forget)" et intimité folk glaçante de sincérité ("Chasing Dragons","Sad Ol Song ") où elle se rapproche du talent d'une Lisa Germano, cet album laisse pantois tellement tout y est beauté sans jamais dépasser la limite de la guimauve ou de la Pop fm. Sincérité est vraiment le maître-mot pour cette dame qui prend son temps entre chaque album, et apparemment ne le gaspille pas une seconde.

La production de David Odlum, camarade de longue date de la demoiselle, est parfaite, tantôt relachée tantôt enrobant les mélodies pour leur donner plus de lyrisme. La nomination de The Hollow of Morning au Mercury Prize du meilleur album l'an dernier peut surement vous convaincre de suivre plus loin une artiste aussi talentueuse.

www.myspace.com/gemmahayes
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 19:11

Année: 2009
Label
: PIAS

Indispensable voyage

Alela diane, c'est un nom qui parcoure la toile depuis la sortie française de Pirate's Gospel en 2007, premier album envoutant et salué par la critique. Une guitare et une voix unique, une musique folk aux confins de la culture americano-indienne: il émanait un parfum d'inconnu de ce bijou qui en a séduit plus d'un.

Autant dire que la barre était placée haute pour ce second effort, et pour éviter la redite la dame a choisit d'habiller sa musique plus chaudement et de mêler histoires auto-biographiques (aux comptes surnaturels (White as Diamonds). A peine l'album débuté, on ne reconnait plus alela: violons et batterie accompagnent le premier titre, Dry grass and shadows, sur un air enchanteur. L'auditeur part en voyage, accompagne la chanteuse dans un univers mystérieux où la nature prend une grande place.

Les compositions bénéficient de plus de consistance grace à des arrangements qui à l'inverse de ce que l'on pouvait redouter, mettent en valeur la voix d'Alela Diane qui ne perd rien de son charme et gagne en nuances. Ces histoires mêlent ôdes à la nature ("The ocean", "Alder Trees") ,comptes mystiques ("White as diamonds", "Dry grass and shadows") et encore une fois nostalgie de la vie simple ("Age old blues", "Take us back").

Les fans ne seront donc pas effrayés car même si le son est moins brute et plus produit, cela reste la folk profonde et sincère du premier album que l'on retrouve ici. Une envie de voyage dans cette amérique profonde et mythique vous frappera surement à l'écoute de ces titres formant une carte postale de tout ce que la folkeuse a pu vivre et voir dans sa courte vie. Il est un peu tôt pour se prononcer, mais gageons que To Be Still restera un moment fort de l'année 2009 et saura vous sortir doucement de votre quotidien.


www.myspace.com/aleladiane
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 23:47




Année: 2009
Label
: Columbus Discount

Damo Suzuki's sons

En ce moment, l'expression "kraut-rock" revient dans les papiers de la presse dès qu'un groupe a le malheur de faire des sons vaguement hypnotiques sur une rythmique approximativement répétitive. En clair, on veut nous faire bouffer du lièvre alors qu'on veut du lapin (si si, on en veut). Bah ici j'ai de la vraie came, El Jesus De Magico, un nom qui s'invente pas (enfin si, mais bon ...), groupe qui nous vient de Columbus en Ohio, et qui aime les larsens comme on aime boire un café le matin.

Tout dans ce disque pue la jam à 4h du matin, dans un squat crasseux où les murs sont recouverts d'emballage d'oeufs en carton pour insonoriser au moins symboliquement ce foutoir noisychédélique qu'est Scalping The Guru. On arrive dans la salle, et PAF le gars accroupi au fond de la salle tenant sa guitare sur un mi-suraigu plaqué contre son ampli Peavey avec sa main droite se choppe un buvard de la main gauche et inhale un peu de souffle spiritique.

Le batteur, torse nu lui, balance tranquille ses petits "batons de bois" comme il les appellent, de façon fixe, organique et répétitive sur des peaux de tom qui ont toutes le même son, mais lui il s'en fout avec son bon vieux beuz presque fini à la bouche. Et puis y'a le deuxième guitariste qui fait la mélodie, il trouve le truc, celui qui revient inlassablement mais jamais de la même façon, et sa pédale d'effet est réglé par l'apparition exceptionnelle de Michael Karoli, moustache rebroussée et oeil vigilant. Le chanteur lui, ne chante pas, normal quand on veut jouer au gourou. Un écho aux raisonnances de Casserole Tefal des années 80 le rend quasiment inhumain, même avec des enceintes Dolby THX Surround sa mère, on comprendrait toujours rien à ses conneries.

Et comme ça, ça dure 35 min qui semblent faire une heure, et bon dieu ce que ça sent la drogue tout ça, c'est presque une insulte tellement il est inutile de le dire au bout de 5 secondes d'écoute, ce disque ne vit qu'a travers le surréalisme des moments où l'on ne controle plus son corps, et à peine son esprit.
On est comme planté là, dans ce squat, sur le canap, trop raide pour bouger, le verre a moitié plein sur la table basse nous fait la gueule, du coup on essaye de dormir, mais ce son résonne, torture et en même temps pousse nos nerfs plus loin que n'importe quelle réflexion philosophique structurée.

On en sort bizarrement heureux, parce que peu d'albums décrivent ces moments qui semblent futiles lorsqu'on ne les a pas vécu, et ce Scalping The Guru pourrait bien être la meilleure relève à l'esprit de Can qu'on ait trouvé dans ces années 2000. Intransigeant, et fascinant.


www.myspace.com/eljesusdemagico

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 13:56


Année: 2009
Label
: Self-released (album disponible gratuitement sur myspace)

La joie c'est formidaaableuuuhh !!


La nouvelle sensation d'Angleterre adoubée par le NME, c'est The Joy Formidable, trio londonien qui a à peu près tout pour plaire. Un gros son rock travaillé et matiné d'electro, un nom qu'on retient en deux secondes, et une chanteuse mimi à la voix tantôt espiègle tantôt planante.

Une ouverture aussi prenante ("The greatest light is the greatest shade") intrigue: ça commence par une grosse plage de guitare saupoudrée de clavier bontempi comme dans toutes les prods du moment, sauf que la rythmique est lente, planante même, et permet d'étendre sur plus de cinq minutes une musique plus réfléchie qu'il n'y parait. Et là paf on se réveille sur "Cradle", leur mega-tube qui mélange aussi 80's et 90's mais sur un mode jubilatoire, un peu "j'envoie le paté avec mes trois accords". Ca joue sur des gimmicks, on a du déja entendre ça quelque part mais là c'est tellement bien fait, on ne résiste pas.

Et puis pour la suite, ça joue toujours entre faux-calme et mur du son, difficile de sortir une étiquette crédible mais on qualifiera grossièrement de "noisy electro-pop" ces compos toujours directes, idéales pour la saison des fleurs qui s'annonce, donc indispensable, pendant minimum les cinq prochains mois.

Pour sûr A Balloon Called Moaning ne montre pas les signes d'un groupe qui va marquer les esprits, mais ils sont ce que l'air du temps a produit, c'est à dire de la pop jouissive qui pioche un peu partout et surtout qui sonne juste à chaque fois.

www.myspace.com/thejoyformidable
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 10:58
Petit retard du a un week-end "chargé" pour le duo qui s'occupe du blog. Rattrapage de la semaine dernière avec Ron Sexsmith dans un petit studio de Woodsched chantant "This is How I know", Andrew Bird pour "Manomanimal" tiré de son dernier opus Noble Beast en live à Minneapolis, et pour le fun de la video (et parce que je n'ai osé vous faire subir ça sur le lecteur deezer) le single "Part of me" de Chris Cornell avec plein de "bitches" dedans.











Chris Cornell "Part Of Me" (produced by Timbaland
envoyé par ThomasCrownChronicles
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 21:14
Année: 2009
Label
: Favorite Gentlemen

Tombeur de ces dames

Kevin Devine n'est pas bien connu en Europe, puisqu'il n'y a tourné qu'en 2008, pour la réédition de son quatrième album "Put your ghost to rest", qui lui a valu un petit succès aux USA. On a ici le cas typique du "Boy next door" : le folkeux sensible à la barbe négligée, à la voix insupportable de sincérité, et aux morceaux flottant entre romantisme et tirades engagées (contre l'amour, la guerre, et les jeans slims).

En vérité une tête à claque ce Kevin (roh ce prénom ...) : il arrive comme ça en nous balançant des vérités gros ses comme des villas à Malibu, le monde tourne mal ("All of everything, erased"), les USA sont le pays le plus en guerre au monde ("Time to Burn") et nous mouille les yeux avec un hommage à son frère décédé ("Brother's blood"). Mais le plus emmerdant dans cette affaire, c'est qu'on accroche à ses chouinages.

 Les compos sont sympathiquement emmenées, quelques fois plus bruyantes qu'on ne le penserait, sa voix versatile va de celle du minet qui aurait pu jouer dans Dawson à l'étudiant enragé/engagé . Pour peu qu'on soit d'humeur un peu rêveuse et naive (une fille quoi), le tout passe tranquillement comme une orangeade.

Malgré un coup de mou sur les derniers titres ("Your husband" vraiment dispensable), la musique de Monsieur Devine (roh ce nom ...) mérite le coup d'oreille et en dehors de cet album, il faut absolument écouter "Love me I'm a liberal" (du précédent album, présente sur le myspace) pour comprendre qu'il est un peu plus qu'un jeune gratouilleux de plus dans le marasme de NY.

Ah j'oubliais, il est de Brooklyn. Quoi, encore ?

www.myspace.com/kevindevine
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 18:13


Année: 2009
Label
: Universal Music

In it for the money

Quelques fois on a envie de prendre le temps pour déconner : gueuler comme une truie sur un petit GunsNroses, se trémousser sur du Justin Timberlake, ou chroniquer le dernier Chris Cornell produit par Timbaland. Cet homme au passé pourtant (presque) exemplaire en a eu marre de faire des albums solos tous plus invendus les uns que les autres. Il a décidé d'en faire un avec le producteur le plus rentable d'Hollywood (et oui, même M.Pokora se l'est payé, c'est dire s'il a un bon rapport coût/rentabilité !).

Alors à la poubelle les fans d'Audioslave ou ceux -plus nombreux- de Soundgarden attendant une reformation, ici comme le montre la pochette, Chris en a marre, il est même foutrement colère de se faire loser par ses potes à chaque groupe qu'il crée. Hélas là où l'artiste moyen décide de faire un album de folk rageuse où il assassine ses anciens camarades, Cornell lui, pense pognon. Alors ça va partout rafler de l'argent, dans les caisses d'Enrique Iglesias ("Part of me" et son refrain déja culte "That bitch ain't a part of me ! noooooooo !"), celles de Usher ("Get up") ou carrément de Kelly Clarkson ("Never far away").

Timbaland a même le temps de nous sortir sa performance vocale habituelle sur "Ground Zero" où il pousse des "hey" semblables au cri d'une girafe mourante. Tout est là, la production allant de la pop sous plastique au Ragga-RnB, la voix étouffée sur tous les titres, les petits choeurs de fillettes par ci par là, les "wooooh" et "aaaaaaahh", les fausses guitares samplées sous CuBase. Il y a même des introductions et conclusions de morceaux un peu barrées genre "lyrisme à la matrix", si si, y'en a.

On voit déja le producteur millionaire rassurer Cornell:
- Mais tu sais Timba j'hésite, ca manque un peu d'âme tout ça, pourquoi y'a pas d'instruments dans ton studio ?
- Tu déconnes mec, mates là (ouvrant CuBase) j'ai 2300 instruments programmables, je te fais la mélodie que tu veux, par contre niveau rythmique, j'en ai que 3.
-Et c'est quoi ce bouton là ?
-Touche pas malheureux ! Ca, ça me permet de te faire chanter bien quand tu chantes mal, doucement quand tu gueules, et je peux même te mettre un effet robotique !
-Nan !!?? Trop coooolllll !!


Scream c'est un défi à toute une génération de jeunes ambitieux qui veulent avoir leurs 3 semaines de rotation en boucle sur les radios mainstream. Il suffit d'appeler Timbaland, lui demander de récupérer quelques démos qu'il fait pendant les vacances sur son Ibook, et allonger la monnaie.

Pendant ce temps là ses potes cachetonnent sous le nom de Rage Against The Machine, la rage en moins, et la machine (Live Nation) de leur coté. Monde de merde.

album en écoute intégrale (hum) sur:

http://www.myspace.com/chriscornell

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 12:23

Année: 2009
Label
: Damaged Goods

Demolition man, you demolished me!


The Chatham Singers est un quatuor formé par Billy Childish, un nom qui ne dira rien aux non-avertis mais qui interpellera les amateurs de blues crasseux et la garage rock anglais. Ce vieux moustachu qui a été tour à tour peintre, écrivain, poète, musicien pour un tas de groupes (voir : wikipedia) est reconnu par des gens comme les White Stripes, Kurt Cobain Mudhoney comme un des grands artistes du siècle dernier.

Ici, il est accompagné par sa femme Julie, américaine d'origine, et le couple prend un plaisir fou à redonner vie à ces riffs de blues intemporels tout droit sortis du Middle-west. Une ambiance de saloon vous enchante dès "All who cheated and Lied", puis tout s'enchaîne naturellement, on se sert un whisky, on fume un cigarillo et on écoute cette rimbambelle de titres qui semblent avoir été enregistrés en 1930.

"Juju claudius", morceau de bravoure avec juste voix et harmonica, "An image of you" et "Angel of death" où Julie fait sa Dolly Parton au piano, l'ébouriffant "Upside Mine", la country de cowboy sur "The True Story of Elizabeth Sargent", je pourrai continuer pendant des heures tellement cet album regorge de tubes, et explore chaque recoin de l'univers blues, du twist au garage.

S'affranchissant des codes du blues, en approchant du burlesque sur des titres comme "Queen Bee" ou "Demolition Man" (Oui oui, le super-héros), les Chatham Singers, en plus de titiller le bassin nous font rire avec une écriture particulièrement plaisante. Un second album hors du temps et indispensable pour tout amateur du genre (et pour les autres!).

Un autre scotch, bob ?

www.myspace.com/thechathamsingers
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 22:59


La classe absolue

Les injustices dans l'indie-world, se comptent comme les tics nerveux de Nicolas Sarkozy pendant une conférence sur le pouvoir d'achat: par milliers. Pourquoi avoir décidé de sortir votre dernier album en Juillet 2008 Mr Sexsmith ? Résignation ? Volonté de suicide commercial ? Ce songwriter canadien émérite n'a pas raté sa carrière solo, loin de là, on lui a volé. Un mec qui a une dizaine d'albums au compteur, tous plus classes, modestes et bossés les uns que les autres, toujours sur cette ligne pop-folk qu'il sait faire sonner juste à chaque fois mais qui n'a jamais eu de reconnaissance.

Demandez à n'importe quel fan de Fleet foxes ou Devendra Banhart, vous verrez qu'il n'y a qu'au pays des caribous et accessoirement aux USA qu'on sait que le bonhomme est un artiste précieux et besogneux. "Exit Strategy of the soul" est donc précieux et besogneux : pour cette voix de velours qu'on ne peut plus quitter dès les premières secondes ("This is how I know", "Brandy alexander") et pour ces orchestrations et choeurs d'une richesse et d'une justesse admirables ("One last round", "Brighter Still", "Poor helpless dreams").

Pour le coup, comme l'indique la pochette, Ron a laché sa guitare pour privilégier le piano, aborder des atmosphères plus pop et soul (les choeurs sur "Brandy Alexander"), s'entourant de musiciens cubains qui sonnent comme un de ces big band en costard des Late show américains, donc du costaud. Rien à reprocher ici, pas l'ombre d'un titre décevant ou juste moyen, cet album conjugue le bon goût pour les arrangements sauce Nashville Tenessee avec le talent mélodique du tout aussi recommandable"Time Being" qui le précédait.

Un album d'hiver, coin du feu, verre de vin et crooner dans les speakers. Je vous fais pas un dessin.


http://www.myspace.com/ronsexsmith
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