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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 10:37
Rivières, forêts, nature

Quelques fois au milieu des tas de nouveaux disques qu'on écoute pour rattraper l'effervescence et les sorties musicales incessantes, on retombe sur un disque qu'on a déja écouté, vaguement, ce disque qui ne s'écoute pas quand on est de mauvaise humeur ou inattentif. Ce premier album des jeunes mal coiffés de d'Awesome Wells, venus du Buckinghampshire (oui non loin de Buckingham, c'est pas très glamour) en Angleterre, font une musique a 100 lieus de leurs compatriotes britanniques.

The High and Lows of  De witt a Stanton est une suite d'instrumentaux tantôt à l'inspiration folk, tantôt post-rock, souvent folklorique, où l'on divague au gré des ambiances, de la nature qui semble nous entourer, de cette atmosphère de plénitude, de forêt et de champs lumineux, bref c'est une bouffée d'air frais. Il est vain de séparer un titre des autres, puisque le tout est un vrai voyage dans la campagne verdoyante et chantante d'un début de printemps. Il suffit de ferme les yeux pour apprécier: ces oiseaux qui gazouillent, ces conversations au fond du village qu'on distingue à peine, le bruit des pas, la rivière qui s'écoule dans un clapoti apaisant, ces trompettes qui se glissent toujours délicatement dans la mélodie, l'accordéon qui distille sa nostalgie de la vie paysanne, la guitare toujours en fond, caressant la mélodie.

Awesome Wells ressemblent à l'orchestre de Beirut qui auraient décidé de faire une musique d'ambiance et de célébration de la "vie simple". Difficile de décrire un disque quand il n'est pas fait pour "être dans le top album de l'année", et The High and Lows ... est de ces bande-son hors des modes, qui donnent une meilleur goût à la vie.

www.myspace.com/awesomewells

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 16:55


Spirale d'émotions

J'ai freiné la chronique de cet album, que j'écoute depuis des mois, pour une bonne raison: plus qu'aucun autre disque de cette année, Tentacles a provoqué chez moi un enthousiasme démesuré. Crystal Antlers c'est une machine de sueur et d'émotions, comme un groupe de grunge qui tenterait de faire du jazz-psychédélique avec Ray Manzarek au clavier. Ca se décrit mal comme vous le voyez, c'est une musique faite de couleurs pastelles par milliers (comme celles de la pochette), au son ultra vintage (enregistrement en analogique) mais qui se veut résolument moderne voir "en avance" sur les genres.

Johnny Bell, chanteur et bassiste, possède dans la voix une tension, une force et une fragilité a la foi, quelque chose qu'il contient ou laisse exploser mais qui fascine ("Time Erased"). Si le son s'est adoucit vis à vis de l'ep, c'est parce que le groupe se révèle plus mélancolique et original que prévu, l'ambient (Vapor Trail) cotoie un cirque punk ("Tentacles", "Your Spears"), où la pop psychédélique ("Until the sun dies part 2", "Memorized"), tout ça lié dans un esprit progressif mais aucunement démonstratif. Les morceaux ont souvent plusieurs facettes, et une identité très forte, comme des instants, des rêves et cauchemard capturés dans cette étrange machine.

Malgré toutes ses qualités le disque pourra sembler de prime abord difficile d'écoute parce qu'il ne contient, il faut le dire, aucun tube. Tous font parties du même lot, comme s'ils avaient été composés à la suite et de ce fait ils peuvent sembler répéter les mêmes mimiques, si l'on y fait peu attention. Mais ne vous trompez pas en jetant l'éponge, quelques écoutes plus tard, vous aurez des frissons au final de "Time erased", et pendant le refrain de "Memorized" ou "Swollen Sky".

Certains vous parleront d'une filiation avec Mars Volta (Ikey Owens a produit leur ep), d'autres des Doors, (le clavier façon "musique de cirque") d'autres de Comets on Fire (le jeu très "free" du guitariste) mais Crystal Antlers est bien unique, et je ne lache pas le mot souvent.
S'il y avait un mot pour qualifier Tentacles, c'est "marquant".


www.myspace.com/crystalantlers
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 10:19

Année: 2009 (25 août)
Label: Beggars Banquet
Trop ou pas assez ...

Un débat s'installe à chaque fois qu'une "rockstar" profite de la renommée de son groupe et d'une pause pour se payer un album solo: fait-il ça pour affirmer un ego frustré ? a-t-il de vraies compositions et quelque chose de différent à faire partager ? Ne va-t-il pas juste entacher sa carrière d'un disque plat, sans personnalité, qui montrera que sans son groupe il n'est rien ?

J'arrête de vous faire peur, Julian Plenti, alias Paul Banks, alias le chanteur d'Interpol, est le genre de type qui ne manque pas de personnalité. L'imposant "Only if you run" en ouverture est là pour rassurer, on est en terre connue même si Julian Plenti est une face plus pop et lumineuse de Banks. Outre l'ambiance post-punk/cold-wave qui caractérise le son de Banks, il ose des arrangements destabilisant (les touches d'electro sur "Fun that we have" et "Unwind") et faconne son album comme un perfectionniste, quitte à quelques fois en faire trop ( des violons en pagaille sur "On the esplanade", "The madrid song", "Girl from the sporting news").

Voila pour ce qui va effrayer le fan conservateur d'Interpol, à coté, il y a tout de même un talent pour pondre des tubes découpés au couteau, aux mélodies alambiqués comme seul Banks sait les faire ("Fun that we have","Games for days"). "Skyscraper" et "No chance survival" prennent aux tripes quand "Madrid song" et "Girl on the sporting news" ennuient un peu par leur coté "démo bouche-trou". "Unwind" fait office d'ovni dans la pile, plein d'héroisme et de fougue mais manquant sérieusement d'un refrain (?).

A force d'écoutes, on en arrive à pardonner Mr Plenti d'avoir déballé sa marchandise un peu vite, en oubliant qu'un album doit avoir une vraie cohérence, et que la grosse artillerie d'un studio ne remplacera jamais quelques mois de plus sur un morceau avorté. Un album en demi-teinte qui permet tout de même de ré-affirmer le talent et la forme de Banks après le dernier Interpol qui l'avait rendu terriblement ennuyant.

http://www.myspace.com/julianplentinyc
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 09:48
Année: 2009
Label: SubPop
Grunge is not dead

"I DON'T BOTHER ! I DON'T BOTHER !" gueule Matt Korvenette, chanteur de Pissed Jeans, sur "False Jesii Part 2" qui ouvre ce nouvel album d'un des derniers combos vraiment couillu du label Sub Pop en pleine popisation. Après l'extraordinaire Hope for Men de 2007, ou les américains de Allentown (Pennsylvanie) avaient rendu une copie presque parfaite de leur sauce grungy, les voilà plus furieux que jamais, pour douze titres qui ne laissent pas de place au calme.

Pissed Jeans ce sont des riffs coupés au couteau, des refrains qu'on gueule jusqu'a en perdre la voix, un pichet de punk trempé dans un magma noise avec un zeste de hardcore dedans. Il faut rajouter là dessus qu'ils aiment ne pas se prendre au sérieux ("Half Idiot", "She is Science fiction", "Request for Masseuse"). Le propos s'est peut-être un peu adouci sur ce King of Jeans puisqu'on trouve ici et là des marques de Jesus Lizard, des Melvins, du Rollins Band plus que de Black Flag.

On aura droit tout de même à notre dose de testostérone sur "Human Skirt" et "Dominate Yourself" qui vont foutre le boxon dans n'importe quelle soirée de coreux. Ils vont même jusqu'à singer le Nirvana de Bleach, et faire pleurer de rire sur "Goodbye (Hair)". On bascule à chaque titre entre tous les genres qui ont fait la renommée de Sub Pop, Korvenette adaptant souvent son chant, quelques fois plus mélodique, d'autres à la limite du clochard aboyant, un vrai personnage. L'album entier impressionne par son niveau toujours très haut, aucun déchet dans cette rimbambelle de titres hors-mode, qui semblent sortis des années 90 (années fastes du label).
Bref Pissed Jeans c'est toujours du costaud, et on en redemande. Vivement une tournée

http://www.myspace.com/pissedjeans

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 10:05


Année: 2009
Label: Downtown
Pute et soumise

Amanda Blank est ce genre de personnage que l'on va détester ou adorer en quelques secondes. Tout d'abord membre du collectif Sweatheart de Philadelphie, elle fait ses preuves dans Spank Rock puis copine avec Santogold (Santigold? bref), Teki Latex, Ghostface Killer. La dame est aussi fan de Cat Power que de TTC mais sa musique penche bien sûr plus vers les beats dansant et sautillant concoctés par les trois producteurs: xxxchange, Dave Sitek (Tv on the radio) et Diplo , pas mal pour un premier album.

I love you est clairement divisé en deux parties, les cinq premiers titres voient Amanda faire la démo de ses talents, son flow imprévisible, quelques fois ultra poseur ("Make up") d'autres moments carrément bluffant ("Gimme what you got"). Les instrus sont clairement racoleuses, pleines de gimmick, rien de bien neuf mais en même temps quand on chante "My rhymes are painful and fresh, my pussy's testin the best". Parce qu'il faut le signaler, l'album est en majeure partie un appel à l'aide de l'entre-jambe d'amanda, les pussy étant aussi courant que les "nigga" dans un album de rap us. Rien de bien sérieux bien sûr, et il faudrait être un peu coincé pour chipoter sur ce sujet.

Passons à la partie pop, du coté des vraies réussites, "Shame on me" remplit sa mission de tube electro pour fin de soirée, "A love song" est assez kitsh mais le refrain et son sample de Santogold séduit, on ne lache pas le dance floor sur les imparables "DJ " et "Might like you better" et on reprochera à peine le mollasson "Leaving you behind" de fin, qui ressemble à du Lilly Allen. Un plaisir coupable ?


www.myspace.com/amandablank
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 16:49

Il n'y a que du bonheur quand la croisière s'amuse (désolé)

Boat Beam surgissent un peu de nulle part, tout d'abord parce que chacune vient d'un pays différent (Espagne, Australie, USA), ensuite parce que cet album est sorti fin avril dans un silence médiatique assez étonnant pour un groupe qui condense tout ce qu'il faut pour "buzzer" aujourd'hui:  mélodies pop entêtantes et idéales pour la saison, voix cristallines et enfantines, nom de groupe marrant et facile à retenir.

Bref, cet anonymat ne va pas durer, donc profitons-en pour en parler avant qu'elles deviennent surcotées et agaçantes. Ce disque est donc une ballade très "rafraichissante": piano/synthé, guitare, violoncelle et batterie nous dépaysent à chaque titre un peu plus. Même si c'est un trio de filles, même si l'une d'elle a une frange, on a (heureusement?) pas affaire à un clone d'Au Revoir Simone et au fil des titres on a plutôt l'impression d'écouter Amanda Palmer au piano ("Falling Over", "Igloo") entourée de créatifs pop à la Architecture in Helsinki ou Belle and Sebastian. Le chant, sans être exceptionnel, est agréable dans ses nuances et colle très bien avec une musique épurée mais jamais simpliste.

Il est toujours difficile de décrire une musique qui est simplement belle et (qui semble) simple à l'oreille: "Lion Hunt" et son duel de western guitare violon, "Session cats" comme une hymne au printemps, le magnifique single "Rain Pauly"  ... Voila encore un de ces disques à vous donner un sourire de simplet et des visions de nature tranquille .. Pour en finir de vous dépayser, regardez le clip de "Rain Pauly" juste en dessous de ce tas de mots qui ne valent pas une oreille tendue.

http://www.myspace.com/boatbeam


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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 11:39
Année: 2009 (25 août)
Label: Unfiltered Records
Twee Pop !?


L'été, vous êtes tout mou, vous aspirez pas à faire grand chose, vous vivotez en attendant chaque rayon de soleil qui vous rappelle qu'il n'y a pas que votre gris quotidien de citadin, vous avez pas envie de mettre des trucs trop violents sur la platine, vous avez même surement envie de mettre de la musique positive, une musique qui fait digérer votre plat de spaghetti et rend le ciel plus bleu que bleu, bref de la pop naive enrobée de violons avec des choeurs en pagaille et des ptits oiseaux qui chantent. Postmarks, c'est un peu ça, et ce second album est clairement l'accompagnement idéal du dernier Camera Obscura pour vous frayer un chemin entre vos dépressions et vos espoirs.

Memoirs at the end of the world est une collection d'orfèvreries pop sur lesquelles Tim yehezkely (chanteuse) peint ses histoires, ses rêveries d'adolescente, ses comptines de la vie simple ("oh tu as rompu avec moi", "oh tu dois garder espoir", "oh tu as de la salade dans les dents c'est drole").On remarquera les incursions electro du groupe, assez nouvelles, sur "For Better or ... Worse?" et "Don't know till you try" qui ne rendent en rien leur musique dansante, mais apportent une originalité bienvenue. Les tubes sont donc toujours en nombre, "No one said this would be easy" en tête, "My lucky charm", "Go Jetsetter", "For Better or ... Worse?" bref la moitié du disque.

Ca n'empêche pas d'apprécier les moments plus calmes comme "I'm in deep" et même le planant "All you ever wanted" et ses sonorités indoux. Ces petites nouveautés dans le monde de Postmarks leur permet d'éviter largement la redite, dans un genre qui atteint vite ses limites. Pas grand chose d'autre à décrire, écoutez simplement le morceau du lecteur (à votre gauche sur la fenêtre, là ! voila, vous y êtes). Si vous aimez dodeliner de la tête de droite à gauche, ou si vous êtes juste fan de pop aux arrangements enjoleurs, voila un des très bons albums de la rentrée 2009.


http://www.myspace.com/thepostmarks
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 18:12
Année: 2009
Label: Counter Records/Ninja Tune

La fièvre en dents de scie

The Heavy, c'est un quatuor briton qui passe la soul dans le rouleau-compresseur indie-rock pour donner un mélange groovy et sympathique mais qui avouons-le, n'avait pas vraiment convaincu tout au long de Great Vengeance and Furious Fire, premier album assez inégal mais dont les meilleurs titres étaient joués avec une belle énergie en live. Après avoir tourné presque non-stop depuis 2 ans, ils reviennent cette rentrée avec The House That Dirt Built. On ne parlera quand même pas de concept-album, mais le principe du disque est que l'auditeur rentre dans une maison un peu étrange et que chaque morceau est une nouvelle porte ouverte, comme une nouvelle facette du groupe.

Mais les The Heavy n'ont rien de cérébraux, ils font parti d'une famille de profanateurs de tombes soul au milieu des Bellrays et autres King Khan and the Shrines. Sur  "Oh No! Not You Again!", "No time", "What you want me to do?", morceaux taillés pour faire remuer le bassin, l'ambition du groupe est toujours la même: on revient aux racines de la funk et de la soul, être efficace quitte à sembler rétrograde. On a le droit à un faux-inédit de James Brown ("How you like me now?"), un Ray Charles qui aurait trop fumé ("Sixteen"), et même un clone de Bob Marley ("Cause For Alarm").

Un album plus interessant que le précédent mais néanmoins toujours un peu décevant, la faute à une production un peu plate qui ne laisse pas assez la place aux explosions de cuivres et de piano qui font le sel du genre et aussi un chanteur qui n'arrive pas à se trouver entre sa voix et celles de ses idoles de toujours.  On regrettera le pathos du titre final "Stuck", où le redondant "Love like That" qui ne progresse jamais. Il en reste un sympathique moment, qui sonnera surement bien mieux sur scène, où le groupe mérite le coup d'oeil.


http://www.myspace.com/theheavy73
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 11:29

Bonnie and clyde 2009

Et hop c'est reparti pour un autre super-groupe de rockstars: Alison Mosshart au chant (The Kills), , Dean Fertita à la guitare (ancien Queens of the stone age), Jack Lawrence à la basse (Raconteurs, Greenhornes) et surtout Jack White à la batterie (je ne présente pas). Soit juste un gratin à faire mouiller n'importe quel fan de rocknroll brut et bluesy.

The Dead Weather a donc le son des White stripes ("New pony", "60 feet Tall") et la noirceur sexy des Kills ("So Far from your weapon", "Hang you up from the heaven") tout ça avec une session rythmique béton qui s'impose sur l'instrumental "3 birds" glacial et hypnotique. Horehound est comme un western où Mosshart jouerait une Calamity Jane en pleine rebellion contre les hommes et White serait le seul cow-boy à savoir la maitriser. On ne peut pas nier que ces deux-là volent la vedette au groupe, puisque l'un est le metteur en scène et l'autre le premier rôle. Mosshart semble d'ailleurs avoir bien progressé vocalement et ne joue à aucun moment le rôle de faire-valoir.

Pour ce qui est de la qualité des morceaux, elle est assez inégale mais le groupe a le mérite d'essayer (difficilement) de s'écarter de leurs genres respectifs. L'intro sur "60 feet tall" explose avec classe, "So far from your Weapon", "New Pony" et "Bone House" sont assurément des tubes, et "Treat me like your mother" ne ferait pas tache dans le dernier Raconteurs.

Hélas on s'ennuie un peu sur "Rocking horse", "Will there be enough water" ou "Cut like a Buffalo", morceaux téléphonés qui font office de remplissage et ne décollent jamais. Sans, loin de là, être la tuerie annoncée, Horehound se défend par son coté nonchalant, sexy, poseur et en même temps "efficace" si j'ose dire. On sera moins indulgent quand chacun reviendra à son groupe respectif.

www.myspace.com/thedeadweather

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 20:35

Année: 2009
Label: Hassle Records
Je braille toujours (mais dans du velours)

Spinnerette est le nouveau (enfin, ça fait deux ans qu'ils promettent un album ...) groupe de Brody Dalle, chanteuse/brailleuse des feu Distillers ainsi que femme du mec le plus classe de la terre, Josh Homme. Tant qu'à faire, on reste dans la même famille de musiciens pour monter le groupe: Alain Johannes (Queens of the stone age) et Tony Bevilacqua (Distillers) ainsi que Jack Irons (Pearl Jam) viennent compléter un joli tableau.

Après le Ghetto love ep de 2008 pas franchement exitant, où la rage des Distillers laissait place à un son beaucoup plus formaté et les touches electro sur certains morceaux, les fans de la belle brune n'étaient pas rassurés. Mais vendons la mèche direct, le plantage est évité. Merci à Alain Johannes qui s'occupe de la production et d'une grosse partie des compositions, ce qui rend déjà plus confiant.

Spinnerette est un album volontairement plus pop, alors on se tient à la rampe lorsque la voix est doublée voire triplée ("Sex Bomb" et "Ghetto love", ou la rencontre de Gwen stephani et CSS), les guitares sonnent comme des synthés criards ("All babes are wolves" avec son refrain très Distillers) ou quand on a carrément le droit à un bontempi disco (le refrain de "Baptized with fire"). Voila pour les défauts majeurs, mais au delà de la production fantaisiste et surdimensionée de certains titres, on a tout de même des tubes à la pelle: "A Spectral Suspension", "The walking Dead", "Cupid", "Geeking" et d'autres ...

C'est en fait lorsque le groupe abandonne ses artifices sonores un minimum et devient plus sombre qu'il réussit le mieux. Le final sur "A prescription for Mankind"  est surement le moment phare du disque, passionante épopée de huit minutes plus crades et presque grunge, on y sent enfin ce supplément d'âme qui manque à ce disque un peu trop parfait et calibré.
Il n'y aura que les fans hardcore pour reprocher à Brody, désormais maman et mariée, de ne plus faire ce bon vieux punk-rock à clous et les non-puristes ne chipoteront pas et aimeront de bout en bout cet album qui est une ôde au rocknroll direct, qui envoie du gras mais qui est facile à digérer, du rock diététique quoi.


www.myspace.com/spinnerettemusic
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