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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 22:41

Année: 2009

Label : Richter Scale Records / Justice Records

Une moitié de 14 juillet

Pour les deux qui suivaient pas au fond, je fais une rapide présentation : Trail of dead est un groupe hors-norme qui en 5 albums a touché autant de genres que Michael Jackson a touché de sexes d'enfants. On pourrait résumer grossièrement l'affaire en qualifiant leur musique de "progressive". Avec Source Tags And Code et Worlds Apart les texans ont touché le sommet, du moins hors de notre France protectionniste, les gens ont kiffé.

Le virage pris avec So Divided, dernier disque en date était celui du lyrisme, de la lourdeur symphonique pop. Presque aucune marque du punk et de la violence des débuts, le groupe se concentrait sur des morceaux monstres et une atmosphère de conte fantastique auquel ne déroge pas cette dernière livraison.

Longue intro pour expliquer que The Century of Self c'est 3 kilos de So divided et 20 grammes du reste de la discographie. Dès le premier titre, "Giant Causeway" on en prend plein la vue, où les oreilles, mais en tout cas c'est majestueux. Rares sont les groupes qui réussissent à rendre légitime un orchestre derrière une composition "rock", mais c'est là que le talent du groupe fait mouche.

Le début d'album déroule d'énormes morceaux "imparables" au sens propre, comme des murs de symphonies hallucinantes ("Far pavillions", "Isis Unveiled"), versant d'un style à l'autre, slow, pop, rock de stade, music-hall presque ! Tout ça en restant cohérent, complexe mais lisible, et surtout exitant. La suite tient la barre haute avec toujours une aisance à magnifier une mélodie simple et timide au départ en une orgie sonore ("Luna Park", "Inland Sea").
Hélas la volonté de pousser l'esprit "comédie musicale" jusqu'au bout amène des interludes beaucoup moins inspirés ("Insatiable One","An August Theme","Insatiable Two") qui gachent un peu la fin du disque.

Mais pour peu qu'on sache utiliser la télécommande de sa chaine hi-fi, ça ne sera qu'un petit désagrément vis à vis de la qualité de cet album hautement recommandé à toute personne fan de pièces-montées pop sorties d'esprits hyperactifs. En plus clair: courez-y.

http://www.myspace.com/andyouwillknowusbythetrailofdead

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 18:11

Année : 2008

Label : Head Records

Le moteur déglingué ...

Quelques fois ça ne fait pas de mal de promouvoir des français, qui font autre chose que du métal/ska/chanson française, des gens qui viennent de Tours en plus (là faut en vouloir ...) bref des sortes de héros de notre époque.

Pneu est donc de ceux là. Une batterie, une guitare, un élan toujours renouvellé dans des tourbillons math/noise-rock et surtout un talent pour s'arrêter quand il faut, breaker quand il faut, surprendre quand on ne s'y attend pas bref éviter les écueils que beaucoup de duos de ce type rencontrent.

Le morceau de choix (et le plus long) de l'album -que j'ai mis sur le lecteur du blog juste pour montrer à quel point ces gens peuvent mener magnifiquement leur barque - s'appelle "A coup de couteau denté", et ce titre définiit bien l'album entier : ça cisaille sec, ça tranche dans le vif entre riffs monstrueux et batterie ultra groovy. Je ne saurai que vous conseiller de vérifier s'ils passent non-loin de chez vous, ces gens ne faisant que tourner pour survivre de leur art (qui ne se vend pas aussi bien que les derniers Bénabar ou Olivia Ruiz, c'est un fait).

N'hésitez pas a parler du groupe en faisant une cinquantaine de jeux de mots, du moment que vos amis ont compris que c'était important d'aller ici :

http://www.myspace.com/pneupneu

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 16:54

Sortie : 2009

Label : XL Recording/PIAS (France)


Elvis is back !

Une nouvelle sortie d'Elvis Perkins, c'est un peu le truc dont tout le monde se fout. Ok il avait sorti un premier album assez beau, "Ash Wednesday", mais inégal et surtout vite oublié. Et puis là sans prévenir (ou presque) un second arrive.

Il ne révolutionne rien (début de phrase en promo) mais ce nouveau Perkins est agréable, très agréable, même attachant qu'on dirait dans les magazines propres sur eux. De la folk richement orchestrée, une voix qui couvre une plus large palette qu'avant, on a même quelques fois l'impression d'écouter un artiste qui a 20 ans de carrière derrière lui durant les très belles chansons qui jonchent In Dearland.

"Hour Last Stand" qui mélange folk et soul, "Send my fond regards" très dylanien, le presque festif "Doomsday" montrent que Perkins s'est acheté de nouveaux pinceaux pour peindre ses petites histoires avec sa grande voix. Bien sûr il n'évite pas une certaine langueur sur un ou deux titres fleuves (comme "I'll be arriving") et quand vous voudrez vous motiver pour un jogging, ce ne sera pas le bon disque, mais là n'est pas le propos !

Du miel pour les oreilles, une sorte de Werters Original de la musique, le dernier Elvis Perkins s'appréciera bien durant un hiver triste, au coin de la cheminée ou au pire pas loin d'un radiateur (si vous êtes pauvre).

www.myspace.com/elvisperkins
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 14:27

Sortie : Janvier 2008

Label : Matador Records

Ah les enfants et la saturation !

Toute une jeunesse à écouter des cassettes pourries remplies de vieux tubes pop, ou simplement la discographie de Pavement, ça marque. Times New Viking est un trio lo-fi de Columbus qui joue au même jeu que les sympathiques No Age et Wavves c'est à dire enregistrer des évidences mélodiques avec le matos le plus naze possible.

Comme ça, ça semble pas très sexy mais dans la pratique ces derniers montrent avec "Rip it off", collection de singles interminable (mais jamais lassante), qu'ils ont du savoir-faire. Ca jump dans les couloirs du lycée, ça sonne ultra-vintage, ça chante en choeurs les aléas de la vie, des chewing-gum qui collent aux dents, des nouvelles converses multicolores ...

"Teen drama", " Rip allegory", "Now", en fait on peut citer tous les morceaux du disque dans la liste des "moments marquants". Alors bien sûr ça ne retourne pas le cerveau, mais c'est plaisant, voire même, osons le mot, "frais". Hélas pas autant que cette chronique, puisque le disque est sorti en janvier 2008. Oh ça va hein, va voir le myspace/player deezer au lieu de te marrer !

www.myspace.com/timesnewviking

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 00:11

Sortie: janvier 2009

Label : 8mm Musik

Comme une tornade dans les égoûts


Que faisiez-vous le 12 janvier 2007 ? Vous fêtiez encore le nouvel an en arrivant au bureau avec vos collègues ? Vous étiez en train de vous dire que cette résolution d'arrêter de fumer vous pousserait à l'alcoolisme ? Vous rendiez-vous compte que vous loupiez la sortie d'un grand album saturé (de tubes) qui ne traversera malheureusement l'océan atlantique qu'en janvier 2009 ? Si la vérité est ailleurs concernant ces questions cruciales, d'autres plus terre à terre doivent avoir des réponses, comme "à quoi ressemble ce foutu disque sale chroniqueur de blog ?".

Réponse:
The December Sound est un mix de plusieurs genres réunis dans ce fourre-tout qu'on appelle "psychédélique": shoegaze, drone, folk, pop même (mais pas trop). Zack Sarzana, chanteur sous Xanax, y marmonne d'une voix de fantome un nombre de trucs hallucinants sur la vie genre "I'm feelin so far away, i'm the sun" sur fond de musique nihiliste post-crack boursier. Et la sauce prend, on y croit : le disque alterne moments de transe futuriste et morceaux de pause comateuse presque folk. Si on veut transposer en  métaphore salace, ça vous donne A Place To Bury Strangers qui encule Anton Newcombe qui suce la bite de My Bloody Valentine qui ensuite revend la cassette à Joy Division.

Ces gens ont l'art de faire ce que beaucoup tentent de nos jours (murs du son, échos infinis, paroles désabusées) mais en mieux, avec une personnalité plus affirmée et sans se faire bouffer par leurs influences. L'ambiance marécageuse d'un titre comme "Painkiller" colle à l'oreille, l'electrochoc provoqué par l'hymne "No heaven like hell" (classe nan?) marque les esprits, et la montagne sonique de "Kill me (Before I kill you)" détruit tout sur son passage.


On s'en fouterai presque de savoir d'où ils viennent (Boston), avec qui ils copinent (Les Brian jonestown massacre, Warlocks and co...) ou même la gueule du chanteur (un clone de Liam Gallagher).
On a affaire ici à une révélation de 2009 (ou 2007 hum) qu'il va falloir suivre de très près.
 Et dire qu'ils sont en train d'enregistrer le second ...


www.myspace.com/thedecembersound

 

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