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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 10:08

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De nouveaux ermites vaillant

 

Silver Tongues, formation de Louisville, Kentucky, hésitent sur leur premier album, Black Kite, entre folk américaine aux harmonies 60's et pop orchestrale. Tout commence sur "Highways", cérémonial à l'orgue où se pose délicatement la voix de David Cronin, avec son falsetto appelant le ciel. Et là, brusquement, "Ketchup", single déjà entendu sur la blogosphère, démarre et casse l'ambiance dans une tornade de chant crié, de roulement de batterie incessant, et de synthétiseur new-wave.

Et ils refont le coup juste après avec un bout de folk intimiste et brumeuse à faire reformer Simon and Garfunkel ("Black Kite"), bousculé par un morceau de pop à violons massif et héroique qui pencherait plutôt vers du sous-Shearwater ("Warsaw"). Mais dès lors le disque choisit sa voie et on découvre des trésors d'arpèges se réverbérant dans la voix de Cronin, quelque part entre Michael Stipe (R.E.M) et Robin Pecknold (Fleet Foxes).

On se demande pourquoi Silver Tongues ont décidé de cacher leur vraie identité folk pastorale sur ses premiers singles ("Warsaw" et "Ketchup") alors qu'il sont tellement meilleurs sur les ballades comme  "Hope for" ou "Greater Time". Black Kite se termine ironiquement avec un titre nommé "Home", moment magique au piano où le chant de Cronin prend une ampleur incroyable. Espérons qu'ils choisissent vite où est leur place sur l'échiquier musical, car Black Kite, à un ou deux titres près, est un début prometteur qui charme par le naturel et la maturité de son songwriting.

 

Sortie: 29 Novembre 2011

Label: Karate Body Records

 

http://silvertongues.bandcamp.com/album/black-kite

http://www.facebook.com/silvertonguesmusic

 


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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 11:56

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Have mercy on me

 

DesertShore est un groupe de San Francisco mené par Phil Carney (ex- Red House Painters), et Chris Connoly, qui joue dans les mêmes territoires que les peintres de maison rouge, entre le slow-core et le folk-rock mélancolique. Si le premier album était entièrement instrumental, donnant un relief quasi post-rock à leurs compositions, ici Mark Kozelek, ancien Red House et aujourd'hui officiant sous le nom de Sun Kill Moon, vient prêter main forte à son ancien camarade en chantant sur une grande partie de l'album.


Autant dire que les fans des RHP ne seront pas perturbés par Drawing of threes car il conserve qui faisait la force du groupe culte des 90's, des mélodies qui semblent couler de source ("Randy Quaid"), une atmosphère d'automne rouge au milieu de la campagne ("Mercy") et ces longs titres hypnotiques qui semblent s'enfoncer dans des marécages de sentiments ("Molle"). Il est toutefois dommage que Kozelek lache le micro sur les quatre dernières pistes, lui qui sait contrebalancer les élans trop tire-larmes du groupe ("Matchlight Arcana" et sa mélodie qui roupille sans vraiment attirer l'attention). Le principal défaut du groupe est de se conforter dans des schémas musicaux qu'ils connaissent par coeur, qui sonnent éculés et caricaturaux.

Drawing of threes est comme un pote juste après une rupture douloureuse: sa tristesse est touchante pendant un moment, mais sur la fin il se morfond et on a envie de le secouer un peu. L'auditeur serein et sans dépression latente préfèrera peut-être se tourner, dans le même style, vers le dernier Low, qui a le mérite d'alterner mélodies contemplatives et envolées rock. 

 

Label: Caldo Verde Records

Sortie: 22 Novembre 2011

 

http://www.desertshoreband.com/

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 10:00

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Boogie on the radio

 

Brothers, dernier album des Black Keys, l'an passé, a fait littéralement exploser la popularité du groupe grace à un mélange de leur blues-rock teinté de soul plus poli et produit que d'habitude (30% du succès) et un plan marketing (70% du succès) assez affolant à base de vidéos comiques virales, rotation en boucle de "Tighten Up" à la radio, campagne de pub dans vos magazines, vos métros, du Bataclan à l'Olympia qu'ils vont réinvestir sous peu, même votre maman les a entendu en regardant une pub pour le Renault Scenic.

 

C'est idéalement le moment ou un groupe sort son album boursouflé qui vient cueillir les nouveaux curieux, conforter les fans du virage vers des sphères plus simples et catchy, et énerver ces vieux fans qui "savent de quoi ils parlent" avec leur collec de 45 tours édition limité, chopés sur le "j'y étais" tour, à l'époque où tu portais encore des culottes courtes. El Camino est assurément la confirmation que les Black Keys ne sont plus un duo (ils étaient déjà accompagnés sur la tournée Brothers), et qu'ils ont l'ambition de devenir un groupe de rock, de ceux qui déchainent les foules sur une grande scène de festival.

 

Et comment résister à l'hymne "Lonely Boy" et son "Woh oh oh oh ! I got a love that keeps me waiting" , au refrain de "Money Maker" (vous avez deviné il dit "she's a money maker") ou à celui de "Run right back" (et là c'est "I run right back to her"). Un peu de moquerie ne fait pas de mal, puisqu'on peut ensuite dire que les Black Keys ne jouent pas que sur des gimmicks et justifient leur métamorphose avec un titre époustouflant et très différent du reste: l'épopée "Little Black Submarines" qui passe de la folk au blues-prog rappelant un certain "Stairway to Heaven".

 

On reste quand même circonspect de l'attirail sonore qui gâche un peu de très bons titres:  le synthé kitshoune de "Sister", la basse buzzante "à la Raconteurs" sur "Gold on the ceiling" (rappelant "Howlin' for you"), ou les cloches de noel sur "Dead and Gone". A ce stade, on fait une moue blasée et on regarde son voisin s'exclamer "c'est qui ce groupe ? c'est frais !" ou on accepte le deal, car au final ce n'est qu'un très bon album, parsemé de très bons refrains à vous faire swinger un âne mort, emmitouflé dans une laine fm-isante trop délicate pour être honnête. Un grand piège pour tous les pisse-froids de ce monde.

 

Sortie: 6 décembre 2011

Label: Nonesuch

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 10:04

http://media.tumblr.com/tumblr_lugdi6D0qP1qh6qvo.jpg

 

Eternels adolescents

 

Les San Franciscains incontrolables sont de retour à peine 6 mois après Castlemania, un album plein d'expérimentations, entre folk de punk, et psyché-pop noisy. La formation garage-rock la plus prolifique depuis l'invention du terme garage-rock n'a heureusement pas vidé son sac de tubes à la vigueur contagieuse, aux labyrinthes de guitares acérées, et aux rythmiques robotiques. Sur ce Carrion Crawler/The Dream, ils se permettent des titres très psyché et venimeux ("Crack in your eyes", "Robber Barons") entrecoupés de démos rockabilly tantôt subtiles ("Heavy Doctor") tantôt basiques et rentre-dedans ("Wrong Idea"). L'album a été enregistré en live, ce qui donne une grande cohérence au tout, et même un sentiment de jam sur certains titres. L'ajout d'un second batteur n'a par contre pas tellement changé la donne, on reste dans les schémas binaires et punchy des précédents disques.

 

On ne peut pas faire l'album parfait à chaque fois quand on sort des disques aussi souvent, et on reconnaîtra ici et là que la volonté de s'en tenir aux références, des Cramps à Jon Spencer Blues Explosion, tire certains titres par le bas. Mais Thee Oh Sees réussit toujours à sonner au pire comme un groupe de rocknroll efficace ("Opposition"), au mieux comme une furie capable d'allumer le feu à n'importe quel coin de riff ("The Dream"). Une dizaine d'années nous sépare des débuts de Thee Oh Sees en tant que groupe (ancien projet solo de John Dwyer depuis 1997) et ils sonnent toujours comme une bande de gamins à l'assaut du monde, auraient-ils trouvé la fontaine de jouvence éternelle ?

 

Sortie: 15 Novembre 2011

Label: In The Red

 

www.theeohsees.com

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 12:25

http://3.bp.blogspot.com/-nKgd5lXBvSU/Tso2YsZs1uI/AAAAAAAAB3M/fSl1iy1I9OA/s400/93millionmilesfromthesun-northernsky.jpg

 

Voyage sans retour

 

Le Shoegaze, c'est devenu le marketing du pauvre, dès qu'un groupe se permet un coup de disto de plus de 10 sec, qu'il a le malheur d'utiliser un delay/reverb, ou qu'il fait simplement un titre de plus de 3min30, bam il fait partie de la confrérie de la coolitude à tête baissée. A Doncaster (UK), depuis 2009, un groupe resuscite le genre avec classe, et une force de frappe qui fait passer Jesus and Mary Chain pour de la musique de chambre.

93 million miles from the sun forment leur identité sonore en capturant  l'évidence mélodique des premiers BJM ("Before you leave", "Sorrow song") , la turbulence noisy d'A place to bury strangers ("Waiting There") et la majesté du post-rock d'Explosions in the sky ("Tall Buildings in Large Cities"). Ces gens là ne font aucune concession, les amplis sont sur le volume 11, le batteur est sous perfusion d'anabolisants, et le chanteur est quelque part vers Neptune en train de sussurer comme un Robert Turner (BRMC) caché sous dix litres de reverb. Si l'originalité n'est pas le mot qui vient en premier à l'esprit, on reconnaîtra leur doigté pour perpétuer l'héritage de Swervedriver et Slowdive plutot que celui (tant pillé) de My Bloody Valentine.

Après avoir subit les déflagrations de "All you've found you've left behind" (très Spacemen 3), et l'aérien "Echoes", on sent que le navire dans lequel on est embarqué fait route vers l'étoile brulante pour une opération-suicide. Et qui pourrait survivre à l'ultime "Sonic Assault" qui conclut l'album en assomant les tympans, dans une descente interminable vers l'enfer rouge pour finalement s'éjecter dans l'espace abyssal. On avait pas entendu un groupe proposer un shoegaze aussi excitant, créatif et maîtrisé depuis le Silver Album de December Sound en 2007. Autant dire, des années lumières. Indispensable.

 

www.myspace.com/93millionmilesfromthesun

 

Sortie: 24 Octobre 2011

Label: Northern Star Records

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 14:18

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Emotions propres

 

Ils n’y en a finalement pas beaucoup, des groupes qui ont su insuffler une âme à ce genre surexploité qu’est le post-rock. Encore moins, des groupes qui ont créé une esthétique, un univers, un langage parlé et musical, comme Sigur Ros l’a fait. Et si leur musique est d’une pureté sonore quasi clinique, assez pour passer dans n’importe quelle pub pour l’Islande, Inni était d’autant plus attendu pour entendre ces virtuoses jouer sans filet de sécurité.Le disque réunit les prestations du 20 et 21 Novembre 2008 à l'Alexandra Palace, à la fin de la tournée de Með suð í eyrum við spilum endalaust qui signait aussi l'arrêt du groupe pour une durée indéterminée.

 

Autant dire qu’on ne salira pas la blanche colombe aux arrangements délicats et aux envolées exaltantes que symbolise Sigur Ros avec ce double album. Pas d’improvisation, un chanteur quasi muet entre les titres, un public assez discret et une production très propre nous donne la fausse impression d’entendre une simple compilation privilégiant Takk et Með suð í eyrum við spilum endalaust. Du moins, à la première écoute.  Ensuite, l’intimité et la chaleur dans le son (« E Bow ») , les incursions plus noisy (« Hafsol », « Ny batteri »), le chant de Jonsi poignant (« Fljotavik », « All Allright ») apparaissent derrière l'apparente similitude aux disques et donnent du relief et un vrai intérêt à l'exercice .

 

Inni offre un échantillon de la puissance émotionnelle de Sigur Ros en live, mais aurait peut-être bénéficié d’un enregistrement plus brut pour donner un supplément d'humanité à leur musique. Une exception confirme la règle : le final sur « Popplagio » est exceptionnel et dépasse sa version originale, donnant de sacrés frissons. On ne découvrira pas une façade sauvage ou imprévisible de Sigur Ros ici, mais tout fan y trouvera un souvenir, ou un aperçu de l’émotion que provoquent les islandais en live. Quelque chose d’assez magique.

 

www.sigur-ros.co.uk

 

Sortie: 7 Novembre 2011

Label: Krunk

 

L'album sort en coffret incluant le live en DVD (de 75 min) filmé premièrement en caméra HD puis refilmé avec une caméra 16 mm, en noir et blanc. Un extrait juste en dessous:

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 11:10

http://f0.bcbits.com/z/35/33/3533726327-1.jpg

 

Edulcore ta life

 

Alerte à l'inoculation de tranquilisant dans votre système nerveux: on a trouvé un autre type qui fait des blips et des blops plus doux qu'un smoothie. Giraffage, alias Charlie Yin, nous envoie de San Francisco un premier disque en forme de carte postale, comme un cumulonimbus chevauché par une loutre qui a ses premières contractions. Ce Comfort mélange electro-ambient et glitch avec un soupçon d'émerveillement solaire qu'on a pu apprécier chez Baths ou Bibio.

 

Sa recette est simple: enregistrer des petits oiseaux ("Polar Bear"), les hululements d'une femme en extase ("LUV"), ou une rivière qui coule en reverse ("SLO") et simplement déconstruire la chose, en saupoudrant de samples vocaux aériens et de beats un poil saccadés pour raviver le lobe temporal. Si Giraffage ne sort pas de sa "comfort zone" (uh uh) pendant cette quarantaine de minutes, il garde constamment un charme indéniable, et donne envie de parler de lui. Pour finir, il offre cet album en téléchargement gratuit, et le met en écoute intégrale sous bandcamp. Si c'est pas un mec cool ça.

 

Sortie: 18 Novembre 2011

Label: pas encore (voir lien bandcamp)

 

Ecoute intégrale en stream + Lien sous mediafire ici:

http://giraffage.bandcamp.com/

 

 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 15:09

http://paradigmmagazine.com/site/wp-content/uploads/2011/10/BlackBelles_LPfinal-1024x1024-290x290.jpg

 

Jack and the hookers

 

Depuis qu'il n'a plus d'os à ronger, Jack White produit à tout va, principalement à travers son label Third Man Records. Après Karen Elson et Wanda Jackson, sa nouvelle obsession féminine se nomme les Black Belles, quatres filles assez mystérieuses qui ont tout pour plaire au monsieur. Visez un peu: on vient de Nashville, on a toutes la même robe noire, on joue du garage-rock 60's, et quelques fois ça ressemble carrément aux Dum Dum Girls qui reprennent Dead Weather.


C'est donc surement dans une quasi admiration des quatres jolies filles que Jack a produit et mixé ce premier album. Et l'admiration, ça rend aveugle, mais un peu sourd aussi. Au moins, il aurait pu leur faire remarquer que les clins d'oeils à ses anciens groupes étaient réellement trop prononcés ("Pushing up Daisies" qui rappelle "60 feet tall", "In a Cage" et son clavier à la "Cut like a Buffalo"). Les Black Belles ont tout de même quelques cartouches à envoyer, comme la sombre "Honky tonk horror" et "Not Tonight", qui iraient toutes deux parfaitement dans une B.O de Tarantino.

 

L'atmosphère rétro et sexy de l'album est une bonne et une mauvaise chose: cela donne une empreinte au groupe, sauf que cette empreinte est déjà utilisée par qui vous savez . Les titres basculent entre le garage-pop et le blues-rock sans véritablement se connecter, comme si on prenait plusieurs périodes d'un même groupe et qu'on en faisait un seul album à la tracklist improvisée, et c'est assez destabilisant. Les quatres filles, malgré leur costume de sorcière et les inspirations "gothiques" de leurs mélodies ("train fantôme" plutot), restent trop proches de leurs références pour convaincre sur un album entier. C'est quelques fois efficace, quelques fois un peu vain. Mais les fans de White seront intéressés.

 

Sortie: 8 Novembre 2011:

Label: Third Man Records

 

Site de Third Man Records

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 11:48

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51VHFb0eesL._SL500_AA280_.jpg

 

La guerre, miaouss, oui la guerre !

 

Turf War est un quatuor d'Atlanta (USA) et vivent dangereusement. Mais un danger sympa, comme le bordel que vous trouverez dans n'importe quel concert des Black Lips, de Harlem, ou Thee Oh Sees, la simple satisfaction d'utiliser son corps comme polochon dans une cave moite remplie de jeunes insouciants et de trentenaires immatures. Le garage-rock, ça ne marche que quand on a la fougue et les riffs (de préférence un chanteur qui a l'air de s'en foutre et d'être bourré). Ils ont tout ça Turf War, l'évidence mélodique des Sonics ("Cheers to the years"), la pointe de punk des Ramones ("Stay Running") et du psychédélisme pour ta pinte à moitié vide ("A little harder this time").

 

Le chant de John Robinson, entre la rage et le je m'en foutisme aigu, assure son rôle de repère, pour toi, l'éternel adolescent blasé et un peu vénère au fond. Le genre de don qui vous donne envie de crier le refrain de "Where I belong". Dans leur catégorie, Turf War réussissent à se différencier, non pas par l'originalité, mais par la production beaucoup moins lo-fi que la concurrence Brooklynienne.  Sans autre but que conquérir une foule alcoolisé et possiblement choper quelques groupies après, Turf War réussit au delà des espérances. Years of Living Dangerously est une potion magique pour ne pas oublier votre jeunesse de branleur, twistant sur le cadavre de votre quotidien monotone.

 

Label: Old Flame Records

Sortie: 18 Octobre

 

www.myspace.com/turfwwar  

http://turfwar.tumblr.com/

 

si après avoir regardé cette vidéo, vous avez envie de boire des bières et sauter sur vos copains, c'est un bon signe.

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 17:50

http://ecx.images-amazon.com/images/I/6155M6TZN3L._SL500_AA300_.jpg

 

Supplément de road-trip

 

Quel vil(e) vendu ce Kurt. Puisqu'on est à l'ère des flux d'information haut-débit et de la liaison directe avec le tout-venant médiatique américain, on a su que le morceau "Baby's arms" de l'excellent Smoke ring for my halo, dernier album du plus estimé des gratteux chevelus de 2011, a servi comme bande-son à une pub pour la Bank of America. Mr Stickles de Titus Andronicus n'en revenait pas et a fait péter son tweet. Nous perso, en écoutant So Outta Reach, nouvel ep dispo  (seul ou) dans la réédition de SRFMH, on s'en balance les sneakers.


Kurt nous gratifie de cinq nouveaux titres joignant le classic-rock de Springsteen et les nappes de brouillard de My Bloody valentine ou Sonic Youth ("It's alright") avec cet air de machouiller ses 31 années de cauchemar américain. Il s'offre à une danse psyché-noise ("Laughing Stock"), nous joue la bête sauvage en manque d'humanité ("The creature"), et finit sur un air de road-trip vers la death valley toujours fascinant ("Outta Reach/Life's a beach"). S'il n'est surement pas un ermite dans la montagne, Vile n'en reste pas moins au dessus du grand troupeau de songwriters dans la folk contemporaine, avec son timbre dédaigneux et ses punchlines de vieux singe ("They call me the creature of habit , But I’m a man, you just ain’t" ou "I'm outta reach, cause life's a beach"). So Outta Reach est un supplément de slacker-blues indispensable pour enjoliver votre dépression chronique.

 

Sortie: 8 Novembre l'ep seul / 14 novembre dans la réédition de Smoke Ring For My Halo

Label: Matador Records

 

ps: l'ep contiendra en bonus une reprise de "Downbound Train" de Bruce Springsteen

 

commandez ici

 

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