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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 10:57

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Réchauffez la cold-wave.

 

Blouse est un trio de Portland, dans l'Oregon, qui ont réussit à signer chez Captured Tracks (label de Soft Moon, Craft Spells, Beach Fossils) en postant deux démos sur leur page bandcamp. Hors d'anihiler mes espoirs quand à ma propre page bandcamp, cette histoire soulève un point important: ces gens font des titres directement addictifs et convainquants. Leur originalité, c'est de sonner aussi (attention genre-dropping) chill-wave que cold-wave, ou même dream pop. Charlie Hilton, l'envoûtante voix féminine qui habille ces compositions, ferait passer la mélancolie pour quelque chose de confortable, avec un timbre serein mais inquiétant, comme si rien ne l'atteignait. Cela n'empêche pas, au contraire, de saluer ce sentiment de sombre clarté qui fait le charme de "Intro Black", "Roses", et l'incroyable "Time Travel".

 

Blouse n'aborde pas les 80's avec la même fidélité, quelque fois embarassante, que tant de groupes tentent d'avoir. Les mélodies inquiétantes se font cotonneuses, les boites à rythmes ne sont pas robotiques et détachées, elles se fondent dans la masse musicale. Au jeu des comparaisons, on pensera souvent à la rencontre de Beach House et The Organ, ce qui est relativement flatteur vous en conviendrez. Blouse est un album sans fioritures, tubesque même hors des singles ("Ghost Dream", "Videotapes"), renouvellant un genre qui a tellement été caricaturé ces dernières années (là direct je pense à Cold Cave mais il y en a d'autres), qu'on donnerait presque une médaille du mérite à ces gens.

 

Album en écoute intégrale sur fader ICI

 

Date de sortie: 1er Novembre

Label: Captured Tracks

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 14:34

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Les Caraibes au Canada.

 

L'hiver est quasiment là et il ne fait pas froid, du coup on ne se pose même pas la question d'écouter un album qui s'accorderait avec la saison, disons le clairement ma bonne dame, il n'y en a plus. Braids est un groupe de dream-pop canadien, et Native Speaker, leur premier album sur Flemish Eye et Kanine Records, deux labels qui abritent Women, Surfer Blood, ou encore Grizzly Bear


Native Speaker est un petit nuage electronique sautillant semblable à Dan Deacon choisissant le club med de Punta Cana comme dance-floor. Les cartes postales exotiques shoegaze ("Limonade", "Glass Deers"), l'electro-ambient ("Lammicken"), l'expérimental math-pop Deerhoofien ("Same Mum") et même le lounge ("Little hand"), tout leur réussi et coule de source. Ici c'est vacances, promenade dans la jungle, balade à la plage, bermuda flashy et saut dans le grand bleu. Si la concurrence se veut trop expérimentale (Stag Hare) pour séduire, ou simplement trop arty et vide (High Places) pour durer plus d'une hype, Braids apporte un vent de fraicheur en considérant autant la dynamique que la mélodie dans ses longs morceaux hypnotiques. Si certains d'entre eux dépassent largement les cinq minutes, on ne voit pas le temps passer, à siroter une pina colada pendant sept titres tout ce qu'il y a de plus tranquillement agréable en 2011.

 

Sortie: 18 Janvier 2011

Label: Flemish eye / Kanine Records

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 15:16

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Ascension

 

Bradford Cox, frontman de Deerhunter, commence Parallax, troisième album de son projet solo, constatant "Found money and fame, but I found them really vain (...) I need lots of friends". Un petit rire s'impose puisqu'il créé sur ce disque, pour la première fois, une palette de mélodies et d'arrangements qui rivalisent avec son propre groupe. Son chant n'a jamais sonné plus confiant, en avant, exalté sur "Te Amo", croonant sur "Terra incognita" et sur la 60's "Angel is Broken".Perfectionnant son art, il se découvre une personnalité de Buddy Holly sous hélium ("Lightworks"), entre deux tubes que Deerhunter aurait pu/du sortir à l'époque de Microcastle ("The Shakes", "Amplifiers"). En somme, tous ces titres possèdent un charme suranné, faussement innocent, qui opère à chaque coup.

 

Le Parallax, c'est ce qui se produit lorsqu'un observateur change de position vis à vis d'un objet, la conséquence étant ici que Bradford Cox ne voit plus Atlas Sound comme une boite pour mettre les trop nombreuses pépites qu'il ne jouera pas avec son groupe. Le nouveau Bradford, c'est celui de la photo de Mick Rock (ci-dessus), n'ayant plus peur de rentrer dans la lumière, d'être ambitieux. Si le précédent effort, Logos, possédait de grands moments ("Quick canal", "Walkabout"), il lui manquait une constance dans la qualité et dans l'énergie. Avec Parallax, Mr Cox gravit un échelon de plus dans son impossible conquête d'une folk electronique influencée autant par Animal Collective que Bo Diddley.

 

http://4ad.com/parallax/

 

écoute intégrale sur le site du New York Times 

 

Label: 4AD

Date de sortie: 8 novembre

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 12:01

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Trying too hard

 

En 2009, les New-Yorkais d'Alberta Cross avaient sorti un premier album, Broken Side of Time, sonnant comme Led Zeppelin reprenant les standards des Black Crowes. Un blues-rock musclé et héroique taillé pour les stades, indéniablement efficace. The Rolling Thunder EP reprend le chemin tracé par BSOT, pour cette fois ouvrir le champ à des plages plus longues, des mélodies plus aériennes, mais surtout une production très polissée.


Coté constante, Petter Stakee conserve son chant haut-perché et ses obsessions de vieil hippie en road-trip ("Ramblin' Home", déjà présente sur leur premier ep) dans un monde chaotique où le ciel gronde. Il prouve encore qu'il est le maillon fort du groupe, invoquant Jeff Buckley sur la ballade "Rolling Thunder". "Wait", avec son synthé menaçant et son final assourdissant nous fait penser/redouter qu'Alberta Cross se voient prendre le chemin commercial de Kings of Leon. La frontière est fine entre le blues-rock  passionné et conquérant  et la testostérone radiophonique, et le pas est franchi sur "Money for the weekend", sorte de Black Rebel Motorcycle Club salopé par, au hasard, Wolfmother.

 

The Rolling Thunder  amplifie les quelques défauts de Broken Side of Time, à force de vouloir en faire trop (durée des titres, arrangements, voix) ,et Alberta Cross en arrive à étouffer son originalité et son âme. Le problème de tout feu d'artifice sonore étant qu'on ne sait plus où porter son attention, on devient très vite distrait, et rapidement ennuyé. Et si on avait un peu trop misé sur eux pour offrir une alternative au revival blues-rock des dernières années ?

 

Label: Ato Records

Date de sortie: 4 Octobre 2011

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 14:18

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Douces Nuits

 

Les deux acolytes de She & Him, Zoey Deschannel et M.Ward, n'ont jamais caché dans leur musique un attrait pour les douces mélodies pop des 50's et 60's, des Chantels aux Ronettes. Ce n'est donc pas une surprise de les voir tenter ce truc aujourd'hui "ringard" qu'on appelle, le Christmas album. Toujours pour suivre la tradition, l'album est fait de reprises, souvent délestées de leurs artifices, une guitare, une caisse claire, une voix, baignant dans une reverb toute nostalgique. Deschannel ne pourrait pas être dans un meilleur écrin pour réinterpréter "Christmas Walz" de Frank Sinatra, "I'll be home for christmas" de Bing Crosby ou "Rock around the christmas tree" de Brenda Lee. Sa voix toute angélique rendrait à un vieux grincheux sa première jeunesse.

 

A  very She & Him Christmas possède les même qualités et défauts que les précédents disques du groupe, c'est une collection de morceaux bien exécutés, mignons tout plein, à vous faire avaler des marshmallow au bord du feu, mais on ne s'écarte pas une seconde des influences du groupe, avouons le, très rétrogrades et classiques. On leur accordera que ré-arranger des chansons de noel n'est pas en soi un boulot très intéressant et qu'il est question d'hommage et de bons sentiments. Alors pour tous ceux qui souhaiteraient avoir Zoey Deschannel sous le sapin (l'arbre hein, pervers !) pour noel prochain, vous pourrez vous consoler avec 12 guirlandes musicales intemporelles, jouées comme si le monde était une grande bûche au chocolat. J'ai faim.

 

Label: Merge Records

Date de Sortie: 24 Octobre

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:00

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Brooklyn strikes again

 

Wye Oak , Cursive , Here we go magic , les gars de Caveman ont fait la première partie d'une jolie liste de groupes avant de sortir ce premier album, mûrement réfléchi. S'ils ont attiré l'attention de ces gens plutôt respectables, ce n'est pas un hasard. CoCo Beware est un disque ancré dans cette vague de Brooklyn qui confectionne la pop comme on assemble une mosaique. On y entend très souvent du Grizzly Bear pour les chœurs sacrés et les atmosphères naturalistes (« Great Life », « Easy Water »), mais aussi pour la batterie bondissante, presque tribale (A country’s king of dreams »).

 

Tout comme leurs confrères de pop moderne, the Antlers, Morning Benders, Caveman ne cherchent pas à happer l’auditeur grace à un ou deux tubes en vitrine, mais plutôt à le séduire sur la longueur d’un album. CoCo Beware est fait de ses petits moments de beauté mélodique et lyrique qui sonnent si aisément exprimés qu’ils rendent assez admiratif.  Les brooklyniens ont pour seul péché de vouloir trop bien faire, et de sonner quelques fois très proche des groupes pré-cités, même s'ils le font terriblement bien. Le dilemne est donc de reprocher à un groupe d'avoir volé un peu d'or à la mine pour construire son édifice, ou pardonner leur erreur de jeunesse, puisqu'ils n'ont au final commis qu'un album trop scolaire.  Résumons par ce mot bien galvaudé mais totalement justifié ici : prometteur.

 

Label: Original Recordings Group

Sortie: 15 Novembre

 

 cavemantheband.com

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 10:00

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Sick sad world

 

Rarement un album vous ouvre grand la machoire dès les premières minutes, continue en vous écarquillant les oreilles, puis vous laisse sonné comme si vous veniez de découvrir un truc d'une profondeur, une tension, une puissance évocatrice indescente. La Dispute, groupe post-hardcore/screamo de Grand Rapids (Michigan, USA) avait intéressé la critique en 2008 sur Somewhere at the bottom of the river between vega and altair, par son style cérébral et sa capacité à lier différentes confréries du punk. Les différents eps sortis depuis restaient dans la même veine. Hors du talent de parolier de Jordan Dreyer (chanteur), rien n'augurait d'un objet sombre et torturé comme Wildlife.

 

L'album est une suite de récits, quelques fois des faits divers comme celui d'un fils skyzophrène assassinant son père ("Edward Benz, 27 Times") ou un enfant tué lors d'un règlement de compte de gangsters dans un parc ("King Park"), d'autres fois des réflexions sur la folie, la mort, et la perception des autres ("The most beautiful bitter fruit", "St Paul missionary baptist blues"). Les mélodies et progressions des morceaux sont bien plus alambiquées qu'auparavant, proches d'un Fugazi sous amphétamine. La fusion entre intensité du chant et des instruments est parfaite. J.Dreyer emporte tout sur son passage, et transforme de petites histoires glauques en leçons sur la nature de l'homme et de la société d'aujourd'hui.

 

Et si les paroles (disponibles sur le site du groupe) ne vous intéressent pas, il reste le fait qu'on a rarement entendu un disque de Post-hardcore/Screamo aussi solide, constant et addictif depuis, au hasard, Relationship of Command d'At The Drive-in. Vous avez la machoire ouverte là, c'est bon ?

 

Label: No Sleep Records

Date de Sortie: 4 Octobre (MP3/USA)

 

écoute intégrale sur:

www.ladisputemusic.com/album/wildlife

 


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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 08:56

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Parc d'attractions

 

Ilo Veyou ("I love you") est le quatrième album de Camille, et il ne montre aucun signe de maturité ou de sanité chez la demoiselle la plus perturbée de la chanson française, mais aussi une des plus talentueuses. Reposant sur un backing band acoustique (guitare/quatuor à cordes/piano), elle alterne ses coups de folie jouissifs avec des titres plus musicaux et osons le mot, sérieux. L'album, enregistré lorsque la chanteuse était enceinte, mi-2010, est marqué inconsciemment (explicitement sur le titre "Aujourd'hui") par cette bipolarité d'humeur que peuvent ressentir les futurs mamans.


Prenons le premier degré d'abord: il y a des balades mélancoliques efficaces comme "She Was","L'étourderie", "Le berger", et des tubes pop comme "Mars is no fun", et l'étrange et fascinant "My man is married but not to me". Concernant les titres véritablement comiques, là, on va du plus anecdotique/énervant ("Aujourd'hui", "Tout dit", "Bubble lady") au plus drôle voire hilarant ("Allez Allez Allez" et "La France",  parodie de chanson des années 40). Ce qui ressort de cet album, c'est que la chanteuse n'a aucune envie de s'enfermer dans un schéma, jouant sur plusieurs écritures (de la poésie à l'écriture automatique), plusieurs genres, plusieurs langues, emmenant l'auditeur dans des montagnes russes émotionnelles sans jamais perdre sa cohérence, sans se contredire. Ce jeu équilibriste est ce qui rend Camille si importante dans le paysage musical français.

 

Ilo Veyou, s'il peut effrayer à la première écoute, prend son sens peu à peu. Les innocents jeux de mots, les pistes de voix cachées, l'univers skyzophrénique de la dame apparaissent clairs comme de l'eau de roche. Après le décevant Music Hole qui se concentrait sur les gimmicks vocaux et les jeux de sonorités, Camille offre un album qui rassemble le meilleur de ce qu'elle sait faire, tout en proposant une nouvelle aventure dans son monde lunatique. Camille, Ilo Veyou.

 

Label: EMI

Date de sortie: 17 Octobre 2011

 

www.camille-music.com

 


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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 12:53

 

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Jam chez papy zinzin

 

La nouvelle de cette association du parrain (déchu) du rock underground et des métalleux (milliardaires) les plus connus sur terre pour un album adaptée d'un opéra, est devenue en l'espace de quelques micro-secondes la running-joke de l'année musicale 2011. Lulu ne pourrait pas sonner plus fidèle à l'image qu'on s'en fait au départ: un vieillard marmonnant sa poésie morbide sur des riffs gros comme des camions citernes, pendant de longs, très longs morceaux. Mais y'a-t-il quelque chose d'autre que ce constat un brin sommaire ? Oui et non.

 

Oui il y'a des morceaux, disons plutôt des moments, qui prennent à la gorge par leur folie et l'aspect emphatique d'un Metallica en quasi improvisation, alternant la sulfateuse et les phases noisy au bord de la léthargie. "Pumping Blood" et "Frustration" sont des preuves que l'exercice, la liaison entre tension des mots et rage des guitares, peut avoir sa cohérence. L'histoire tragique, pleine de sexe, d'obsession et de violence de Lulu est d'ailleurs plutôt intéressante au départ. Mais la plupart des temps, hélas, Lou Reed est emporté par  l'amour de sa propre prose et se fout totalement de sonner à l'ouest, faux (qu'il parle ou chante), et finalement pathétique ("Dragon", "Iced Honey"). James Hetfield ne facilite pas la tâche de papy en reprenant quelques suites de mots chocs type "Why do I cheat on me" ou "Small town girl" avec son chant chevrotant complètement hors de propos. On retiendra aussi le titre quasi folk "Little dog", qui fait regretter que l'album entier ne soit pas aussi sobre et maîtrisé.


Au final, la gigantesque "pièce musicale" (des titres qui vont en moyenne de 8 à 15 min) laisse l'auditeur trop souvent dans la perplexité, sans compter que la production donne l'impression que Metallica a joué jusqu'à l'overdose de son coté, et Lou Reed est passé plus tard, seul en studio, pour caser ses kilomètres de textes (plus ou moins inspirés) en une prise.


Lulu n'est pas une horreur (sauf la pochette), mais n'est globalement pas un bon album. C'est une curiosité qu'on aura le courage d'aborder une fois, pas plus, reconnaissant le talent ici et là, s'esclaffant des pitreries improbables qui étaient attendues, mais se demandant rapidement quel était le but. Prendraient-on autant de temps à écouter cette collaboration si elle n'était pas entre deux mythes de l'histoire du rock ? Surement pas.

 

Label: Vertigo

Date de sortie: 31 Octobre 2011

 

écoute intégrale sur: http://www.loureedmetallica.com/listen-to-lulu.php

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 15:47

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Recette improbable 

 

Civil Civic est un duo electro-rock australien Aaron Cuppies (guitare stressée), et Ben Green (Basse nerveuse et Synthé). Depuis début 2010, ils on sorti quelques singles percutant qui ont fait leur petit ramdam sur la blogosphere, "Less Unless",  "Airspray", et "Run Overdrive". Aujourd'hui arrive Rules, premier album pour ces jeunes gens déjà forgés au live et à la mise en transe des foules.


Pas de prise de risque pour l'auditoir déjà conquis, les singles pré-cités sont tous présents, ce qui n'est pas forcément un mal. Rules est un album qui s'écoute facilement, au couché du soleil, devant un bon barbeuk et quelques canettes, et qui n'effraiera personne. On est pourtant souvent étonné de voir la justesse des mechanismes mélodiques, dans des titres qui sonnent au départ si faciles, et quelques fois, gâtés par des sons de synthé cheesy ("Airspray", "Slack Year"). Messieurs Civil et Civic ont surtout le doigté pour mélanger pop 80's, noise, math, et prog-rock dans un cocktail irresistiblement dansant. Les plus grandes preuves, "It's Krill", "Grey Nurse", et "Run Overdrive", vont hanter les soirées étudiantes pendant un bon petit bout de temps.

 

Pour se reposer de quelques pas de danse mal exécutés dans une tentative désespérée de vous rendre cool, il y a la planante et étrange "Sky Delay", et la balade post-rock "Mayfield", toutes deux agréables sans être passionnantes. Rules est un album qu'on aimera détester lors d'une discussion d'érudits barbante, et qu'on détestera aimer lors d'une soirée sans music-code, où le fan des Cure viendra trinquer avec celui de Sonic Youth dans la maison d'un adorateur de Crystal Castles. Pourquoi pas.

 

Label: Gross Domestic Product

Date de sortie: 7 Novembre 2011

 

Album en écoute intégrale sur:

 www.civilcivic.com

 

Une bouchée de prog-math-spaguetti-western ?

 

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