Et hop c'est reparti pour un autre super-groupe de rockstars: Alison Mosshart au chant (The Kills), , Dean Fertita à la guitare (ancien Queens of the stone age), Jack Lawrence à la basse (Raconteurs, Greenhornes) et surtout Jack White à la batterie (je ne présente pas). Soit juste un gratin à faire mouiller n'importe quel fan de rocknroll brut et bluesy.
The Dead Weather a donc le son des White stripes ("New pony", "60 feet Tall") et la noirceur sexy des Kills ("So Far from your weapon", "Hang you up from the heaven") tout ça avec une session rythmique béton qui s'impose sur l'instrumental "3 birds" glacial et hypnotique. Horehound est comme un western où Mosshart jouerait une Calamity Jane en pleine rebellion contre les hommes et White serait le seul cow-boy à savoir la maitriser. On ne peut pas nier que ces deux-là volent la vedette au groupe, puisque l'un est le metteur en scène et l'autre le premier rôle. Mosshart semble d'ailleurs avoir bien progressé vocalement et ne joue à aucun moment le rôle de faire-valoir.
Pour ce qui est de la qualité des morceaux, elle est assez inégale mais le groupe a le mérite d'essayer (difficilement) de s'écarter de leurs genres respectifs. L'intro sur "60 feet tall" explose avec classe, "So far from your Weapon", "New Pony" et "Bone House" sont assurément des tubes, et "Treat me like your mother" ne ferait pas tache dans le dernier Raconteurs.
Hélas on s'ennuie un peu sur "Rocking horse", "Will there be enough water" ou "Cut like a Buffalo", morceaux téléphonés qui font office de remplissage et ne décollent jamais. Sans, loin de là, être la tuerie annoncée, Horehound se défend par son coté nonchalant, sexy, poseur et en même temps "efficace" si j'ose dire. On sera moins indulgent quand chacun reviendra à son groupe respectif.