Année: 2009 (25 août) Label: Unfiltered Records Twee Pop !?
L'été, vous êtes tout mou, vous aspirez pas à faire grand chose, vous vivotez en attendant chaque rayon de soleil qui vous rappelle qu'il n'y a pas que votre gris quotidien de citadin, vous avez pas envie de mettre des trucs trop violents sur la platine, vous avez même surement envie de mettre de la musique positive, une musique qui fait digérer votre plat de spaghetti et rend le ciel plus bleu que bleu, bref de la pop naive enrobée de violons avec des choeurs en pagaille et des ptits oiseaux qui chantent. Postmarks, c'est un peu ça, et ce second album est clairement l'accompagnement idéal du dernier Camera Obscura pour vous frayer un chemin entre vos dépressions et vos espoirs.
Memoirs at the end of the world est une collection d'orfèvreries pop sur lesquelles Tim yehezkely (chanteuse) peint ses histoires, ses rêveries d'adolescente, ses comptines de la vie simple ("oh tu as rompu avec moi", "oh tu dois garder espoir", "oh tu as de la salade dans les dents c'est drole").On remarquera les incursions electro du groupe, assez nouvelles, sur "For Better or ... Worse?" et "Don't know till you try" qui ne rendent en rien leur musique dansante, mais apportent une originalité bienvenue. Les tubes sont donc toujours en nombre, "No one said this would be easy" en tête, "My lucky charm", "Go Jetsetter", "For Better or ... Worse?" bref la moitié du disque.
Ca n'empêche pas d'apprécier les moments plus calmes comme "I'm in deep" et même le planant "All you ever wanted" et ses sonorités indoux. Ces petites nouveautés dans le monde de Postmarks leur permet d'éviter largement la redite, dans un genre qui atteint vite ses limites. Pas grand chose d'autre à décrire, écoutez simplement le morceau du lecteur (à votre gauche sur la fenêtre, là ! voila, vous y êtes). Si vous aimez dodeliner de la tête de droite à gauche, ou si vous êtes juste fan de pop aux arrangements enjoleurs, voila un des très bons albums de la rentrée 2009.