Quelques fois au milieu des tas de nouveaux disques qu'on écoute pour rattraper l'effervescence et les sorties musicales incessantes, on retombe sur un disque qu'on a déja écouté, vaguement, ce disque qui ne s'écoute pas quand on est de mauvaise humeur ou inattentif. Ce premier album des jeunes mal coiffés de d'Awesome Wells, venus du Buckinghampshire (oui non loin de Buckingham, c'est pas très glamour) en Angleterre, font une musique a 100 lieus de leurs compatriotes britanniques.
The High and Lows of De witt a Stanton est une suite d'instrumentaux tantôt à l'inspiration folk, tantôt post-rock, souvent folklorique, où l'on divague au gré des ambiances, de la nature qui semble nous entourer, de cette atmosphère de plénitude, de forêt et de champs lumineux, bref c'est une bouffée d'air frais. Il est vain de séparer un titre des autres, puisque le tout est un vrai voyage dans la campagne verdoyante et chantante d'un début de printemps. Il suffit de ferme les yeux pour apprécier: ces oiseaux qui gazouillent, ces conversations au fond du village qu'on distingue à peine, le bruit des pas, la rivière qui s'écoule dans un clapoti apaisant, ces trompettes qui se glissent toujours délicatement dans la mélodie, l'accordéon qui distille sa nostalgie de la vie paysanne, la guitare toujours en fond, caressant la mélodie.
Awesome Wells ressemblent à l'orchestre de Beirut qui auraient décidé de faire une musique d'ambiance et de célébration de la "vie simple". Difficile de décrire un disque quand il n'est pas fait pour "être dans le top album de l'année", et The High and Lows ... est de ces bande-son hors des modes, qui donnent une meilleur goût à la vie.