Vous souvenez-vous de Jet ? Les australiens qui ont faire la cover la plus rentable de "Lust for Life" au monde avec le single "Are you gonna be my girl ?", à la grande époque du revival rock où tout groupe avec un peu de disto et des poils sous les bras faisait un carton. Après le jackpot remporté par Get Born en 2003, le retour un peu passé inaperçu avec Shine On en 2006, les revoila et ils n'ont pas changé.
Jet sont le porte-étendard du conservatisme rock (Inspiré par AC/DC, Led Zeppelin, Beatles, Kinks, Beach Boys ...) et cet album ne fait pas exception à la règle. Shaka Rock collectionne les singles pour routard américain ("K.I.A(killed in action)", "She's a genius", "Black Hearts (on fire)", "Start the show") donc, et tout ça réveillera en vous les instincts primaires du tapotage du pied, voir même du chantage de refrain en coeur, si vous avez un minimum de vocabulaire anglais. Chez Jet le dictionnaire se compose de cinq mots principalement: "Yeah", "Girl", "Come on", "radio" et euh ... "Girl".
Sur la partie plus variée de l'album, c'est un peu la débacle: poseur et plan-plan et sur "Beat on repeat", on essaye de faire de la pop de djeun's sur "Seventeen" et "Times like this" qui font carrément penser à Phoenix quelques fois, ou on se complait dans le pop-rock mélo de stade sur "Goodbye Hollywood", "She holds a grudge" et "Let me out". Nic Cester a beau s'époumonner, quand on l'entend chanter "la di di la di da how do we ever get this far ? Well I know that there must be something more", on se demande si l'inanité de ses paroles n'est pas la cerise sur cette montagne de chansons/plagiats.
Autant on ne crache jamais dans la soupe sur ce blog quand un groupe recycle ses classiques avec talent, mais là on se contentera de faire comme à chaque album de Jet: oublier et quitte à faire les vieux, se remettre les Stones ou les Who sur la platine.