Réveil toujours aussi tôt (hélas?) et visite du Leclerc où on fait la vraie expérience du Hellfest: une grande surface remplie de metalleux de toutes nationalités sympathisant avec les locaux de Clisson. On verra même une mamie prendre en photo quelques jeunes à clous en train de descendre des bières, leur demandant si "hier c'était bien les concerts?".
Bref on arrive sur le site un peu en retard pour Outlaw Order dont on me dit le plus grand bien, et les 25 min que nous pourrons nous offrir seront tous simplement terribles. Le chanteur d'Eyehategod (Mike Wiilliams) est toujours aux commandes, gueulant plus violemment que jamais au milieu de cette masse sonore sludge-punk-hardcore qui ressemble au coté obscur de la formation pré-citée. Ca envoie du super lourd et c'est une vraie surprise qui me fera acheter les yeux fermés leur disque plus tard dans l'aprem.
Outlaw Order: Mike Williams pour son deuxième round
Ensuite je fais un peu de promo pour Backfire, on marche tranquille vers la terrorizer et sandwich en main et herbe sous l'cul, on head-bang joyeusement au son d'un punk-hardcore tout ce qu'il y a de plus jouissif. Pas bien original mais bougrement efficace, ces gars connaissent leur affaire et apparemment les pogos vont bon train près de la scène.
Après, comme prévu ce samedi, pas grand chose à droite à gauche, on passe surtout un petit temps à l'extreme market bien fourni, je crois etre passé pas loin de All Shall Perish en me disant "eux en premier", puis retour au camping pour quelques leffe et kro divinement gardées dans la glacière. Un ptit whysky en bonus grace au voisin, nous voila prêt pour Clutch.
Clutch: des biceps et du bide :)
Clutch, l'ovni de la programmation, du blues-rock sudiste pour camionneurs. On a beau etre en pleine aprem, le groove l'emporte et les tubes sortent à la pelle, des titres du dernier comme des anciens la sauce prend bien même si le groupe n'est pas habitué aux grandes scènes semble-t-il, dont un "You can't stop progress" qui m'a presque sorti du mal de crane laissé par ce traître de Long John.
Une fois de plus la tension baissera rapidement en passant à Gojira, qui commence sympathiquement, on se dit "ah là ça va exploser !" puis rien, 10 min après on se demande encore ou est l'ingé son, surement en train de bouffer un délicieux sandwich raclette, mais en tout cas la sono est restée aux abonnés absents. Dommage , les morceaux semblaient efficaces, et le chanteur très motivé.
Gojira: french metal is not dead
Une nouvelle fois sur le conseil d'un faux suisse, je vais voir les Black-progeux de Enslaved, et là fouyaya encore une claque ! Tout en ambiance, ces types là savent donner une saveur particulière au genre, et à cette heure propice (couché du soleil), absorbent le public dans leur monde glauque et asphyxiant. Les videos projetées sont à ce titre un peu flippantes, comme une adaptation des clips de Tool version sanglante.
Enslaved: pain for pleasure?
Je me bouge difficilement voir Vision Of Disorder, et ma foi je m'y plairai bien, tout en restant hors de ce chapiteau surchauffé de gens en transe. Hardcore aussi violent qu'efficace, le set ne laisse pas la place à un souffle ou un petit head-bang, on est clairement là pour se sauter dessus joyeusement. Je fais une demie-heure, pour la forme, et retourne vers la grande scène attendre Killing Joke.
Attente qui me paraitra trop longue avec le manque de sommeil, j'entendrai les premiers morceaux de loin qui me feront ni chaud ni froid, aucun regret.