Dimanche se lève sur Clisson et le dawa qu'on entendait toute la nuit (mecs gueulant n'importe quoi genre BOB SINCLAAAAAAAAARRR, JEAN PAUL SARRRRTTREEE, guetto blaster sortant uniquement du grind core plus loin, les bandes de l'organisation "Libérez l'apéro" ...) a laissé place à des voix cassées et chuchotantes qui ne veulent toujours pas dormir à 6h du matin. Aujourd'hui normalement on fait journée complète, alors on se bouge tôt sur le site, et nous voila devant Hacride à la Rock hard, à 11h. Le death-métal s'avère idéal au réveil, et je suis assez conquis par le son un peu prog de l'ensemble, ça donne envie de se mettre au genre sur cd.
On passera rigoler un coup devant Whitechapel terrorise la terrorizer à juste 11h35 alors que le soleil de plomb nous donne des envies de repos sur l'herbe. Retour à la rock hard pour Entombed qui est normalement un des gros noms Death du line-up du Hellfest. Mi figue acide mi raisin pourri, la première moitié roxe bien mais la seconde s'avère lassante et manquant de riffs tranchants, mais après tout on s'en fout l'aprem s'annonce dantesque.
Un ptit tour au camping une fois de plus pour vider les dernières bières et récupérer des sacs pour glaner quelques jetons au stand Unigreen. Conditions idéales pour les Wolves in the throne room qui balancent un son démentiel dans la Terrorizer sur les coups de 14H25, avec une batterie plus présente que sur album et des riffs joués avec hargne. Le coté post-rock s'en fait moins présent et leurs morceaux plus couillus. Le public clairsemé applaudit fort et head-bang peu, ça sent le réveil difficile mais moi je suis à fond. Premier gros kiff de la journée.
Le temps de bouffer les quelques snacks qu'il me reste écouter des balances qui présagent d'un son monstre, et je me place pile devant l'enceinte gauche de la Terrorizer tent pour Ufomammut.
Un début plutot calme et terni par un problème de cable pour le bassiste-chanteur, mais très vite résolu et là on rentre clairement dedans. Ce doom ultra poisseux aux riffs taillés pour l'enfer me font planer et plier le corps en deux, c'est tout simplement bluffant et magnifique de maîtrise dans le son et la progression. J'en sortirai béat comme tous ceux qui étaient devant la scène et viennent de partir pendant 45 min dans un trip cosmique des plus efficaces. Est ce que je ré-utilise le mot claque ?
Ufomammut (@ Roadburn): les enfers sonores
La descente est dure, on plane pas mal, on a une soudaine envie de bouffer, et hop le sandwich raclette sera notre sauveur pendant qu'on entend, derrière la rock hard, une sorte de brouhaha pas très remarquable appelé Pestilence. Hélas le repos est trop court et en arrivant a Orange Goblin sous la terrorizer on est encore sur la planète "silence/bouffe/admiration de mon univers", le chapiteau est blindé, on kiffera le son une fois de plus assis comme des merdes. Un pote m'emmène a Napalm Death, mais je n'irai pas plus loin qu'un sympathique coin d'ombre où reposent les épaves, le groupe m'ayant réveillé de ma sieste par leur grind-core assez radical, j'avoue ne pas avoir encore compris comment aimer ce genre, mais ça viendra ... Je sais pas quelle idée à la con ... ah si rejoindre un pote, m'a fait regarder la fin de Stratovarius, la LONGUE fin de Stratotarius qui ressemble à une musique de train fantôme. Ici ce sont les cinquantenaires en veste de jean pleines de patch de groupes prog-symphoniques des années 80 qui s'amassent pour voir d'autres vieux qui se disent heavy en mettant le synthétiseur plus fort que la guitare, grotesque. On attend difficilement la longue heure qui nous sépare des mecs pour qui j'ai acheté mon pass pratiquement, Mastodon. Quand la diva de Queenrysche a fini son récital, on trépigne, on admire le rideau Crack the Skye de 10 metres de haut et bien 20 de large, la classe. Ca commence très bien avec Oblivion, un son parfait comme la Mainstage 2 a eu ces 3 jours, et un public de vrai fans qui fait plaisir à voir. Je pisse dans mon froc 4 min plus tard en reconnaissant au milieu des mecs qui crient leur joie le "Blood and Thunder" qu'ils ont arrété de jouer depuis le début de la tournée Crack the skye, et bordel qu'est ce qu'ils la jouent bien. Pied au plancher, le public ne s'y trompe pas et un sympathique pogo se forme où les mecs ne s'arrêtent que pour lever le bras en gueulant "WHITE WHAAALLLE, HOLYYYY GRAIIILLL" ahlala je suis au summum du bonheur. Ca enchaîne avec un "I am ahab" qui fout une bonne grosse rouste, et puis re-surprise, l'intro a la batterie de "Wolf is Loose" retentit, je suis aux anges et saute de partout. Mieux que dans mes rêves . On aura forcément droit au dernier album avec "The Czar" et "Crack the skye", et ça sonne encore meilleur en live, les gars chantent bizarrement juste, à 100 lieues des videos vues sur le net, et le public suit leurs pérégrinations prog sans jamais broncher, des vrais fans je vous dis. Le set est hélas un peu court mais pour le concentré de tueries et l'ambiance de feu qui régnait dans la fosse, ce fut un grand moment.
Mastodon: Guitar-heroes
J'ai perdu a peu près tout le monde pour me mettre devant mastodon du coup je speed pour retrouver les gens à Coalesce en espérant que ça soit au niveau parce que là, je suis sorti de 45 min d'extase. Pas manqué, j'arrive juste avant le début, et assiste à une des grands moments du festival. Coalesce, c'est de la noise avec un chanteur de hardcore et un batteur fou qui joue des plans que je ne comprendrai surement jamais de ma vie. Le chanteur aux allures de camionneur envoie du gras et le guitariste se contorsionne dans tous les sens en tappant sur ses cordes comme un marteau-pillon, ça groove, le public est aussi à fond, on a même droit au passage blues du dernier album, fantastique. Sean Ingram se fendra d'une descente en fosse comme tout bon coreux qui se respecte, plaqué sur les barrièes du premier rang. Mon cou aura subi pendant cette petite heure encore un des meilleurs concerts des 3 jours, et même plus.
Coalesce: hardcore !
Je vois Suicidal Tendencies de loin, je trouve ça marrant mais je suis trop mort pour ces conneries, et j'espère qu'Electric wizard m'arrachera mes dernières forces. Electric Wizard à la terrorizer, c'était du genre immanquable, j'arrive dans les premiers rangs. Intro assourdissante, ils jouent super fort et en même temps c'est jamais brouillon. Je me recule pour cause de pas d'air respirable, et re head bang pendant 20 min, je comprend rien mais ça m'envoie super loin, j'ai même du mal a tenir debout tellement ma tête semble toucher le sol a chaque head-bang. "The Chosen few" et surtout une version démente de "Drugula" seront les seuls titres qui me resteront en mémoire, le reste du temps j'ai du planer quelque part entre ciel et terre. J'ai même croisé 5 min de Dream theater complètement horribles, comme une réapparition de Stratovarius a 23h. Je reviendrai écouter les 10 dernières minutes d'Electric wizard par terre, replié sur moi même en train de combattre les démons de la fatigue tout en kiffant comme pas possible ces riffs qui me foutent une claque physique et psychique pas croyable.
Electric Wizard: Black is Black
Plus tard j'irai m'assoir devant le spectacle aussi drole que triste de Hatebreed, qui me semblent être une sorte de mix de la bêtise du Neo Metal avec l'aspect le plus primaire du Hardcore, donc de la musique pour se foutre sur la gueule. Ca doit etre marrant quand on est en forme remarque ... Autant dire que pour les "warriors" de Manowar j'étais pas chaud, surtout avec le peuple qui a déja pris toutes les places assises et le fait que j'ai perdu la mienne bêtement. Je regarderai les deux premiers titres avec mes jambes en coton, trouvant le spectacle sympathique et le son dantesque (l'intro avec les chants en symphonie THX dolby surround c'était impressionant). Hélas j'en peux vraiment plus, il caille, j'ai déja fais la meilleure journée de festival depuis bien longtemps, dodo.
Manowar: Xena et Hercules sont fans