Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 18:24

Sans bouchon d'oreille

Sur le papier, cette soirée à la Button Factory (Dublin) est excitante pour tout metalleux qui se respecte et suit les déviances du genres: noise-metal, sludge-metal, screamo, post-hardcore, avec même un brin de psychédélisme pour la tête d'affiche, on avait de quoi se secouer la nuque. Lorsque le trio canadien Ken Mode arrive sur scène pourtant, le public lui ne semble pas encore arrivé, ou pas encore réveillé. Jesse Matthewson (chant/guitare) ne se fait pourtant pas prier pour hurler sa rage dans le malheureux micro alors que ses comparses font crisser les enceintes dans un brouhaha qui prend aux tripes. Les premiers titres possèdent la violence mais le son est trop opaque pour discerner les tournures et différencier refrain-couplet.

IMAG0623.jpgL'autre frère Matthewson, Shane, est le seul à véritablement capter l'attention grace à une technicité et une explosivité de tueur de fut. Heureusement lorsqu'on échappe au noise-metal pour basculer vers le post-hardcore, avec des riffs plus précis, un meilleur son, et des structures plus amples, c'est un bonheur pour les cheveux longs et les grosses barbes. Jesse crache sur la scène, vers le public, fixe avec des yeux exorbités un pauvre spectateur, entre deux insultes à dieu et à la race humaine, c'est un spectacle assez saisissant, surtout quand il vous mime une mort annoncée, le pouce glissant sur son cou.

Circle Takes The Square, de Savannah en Georgie, ont eux une approche beaucoup moins directe et hésitent tout le temps entre screamo couillu, punk-hardcore, grindcore et, aussi étrange que ça puisse paraître, post-rock. Entendons-nous bien, ces genres sont à chaque fois abordés et mixés dans un même morceau, jamais séparément. Et leur mélange est souvent brutal et insatisfaisant. On sent aussi un déséquilibre entre la voix tantôt féminine tantôt rugissante de Kathy Coppola (Basse), celle très forcée de Drew Speziale (Guitare) et les growls inconsistant de Caleb Collins (Batterie). On est frustré car musicalement certains passages font preuve d'une vraie audace et sont de vraies réussites, mais ils sont peu nombreux et gachés dès qu'un des deux poilus cités au dessus approche le micro.

Kylesa ne feront pas preuve d'audace ce soir mais jouent un set millimétré avec une maestria que les deux groupes précédent doivent envier. Introduire un concert avec le gargantuesque "Said And Done", et enchaîner avec le labyrinthe de riffs puissant "Only One" tout deux issus du chef d'oeuvre Static Tensions, c'est remettre les choses à leur place: Kylesa est un grand groupe live. L'enchaînement avec les morceaux de Spiral Shadow se fait tranquillement tandis que Laura Pleasant (Guitare/chant) prend à chaque morceau des postures de plus en plus héroiques, dignes d'un Slash en pleine November Rain. Philipp Cope (Guitare/chant) prend lui ses parties vocales avec sérieux et ne bouge pas d'un poil, regard vers l'horizon.

IMAG0625.jpg Au milieu, le nouveau bassiste s'amuse comme un gosse sur les titres plus mélodiques du dernier album, et n'hésite pas à taquiner ses camarades. On remarquera à peine que leurs premiers disques sont totalements oubliés (un titre pour Time will fuse its worth et To Walk a Middle Course). Tout est furieusement précis et efficace, et lorsqu'on entend les premières secondes de "Unknown Awareness", le frisson d'une grande machine à remuer les cerveaux enfumés nous parcoure de haut en bas. On aura même un rappel se terminant sur un des plus grands titres de métal de ce siècle, "Scapegoat", joué à vitesse maximum, où les deux batteries sont à ça d'exploser en lambeaux, tandis que le public se bouscule de bonheur. Chan-mé, comme on dit.

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Par Hank - Publié dans : Chroniques de concerts
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 23:45

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La terreur qui fait pas peur

A force de prôner l'originalité, la fusion des genres, on en oublie que cela peut souvent se terminer en ignominie, surtout quand le groupe en question n'a aucun sens de la retenue, de l'équilibre musical, et n'a qu'un but: sonner plus putassier et agressif que tout le monde. Sleigh Bells est donc ce groupe, un duo de Brooklyn qui a "inventé" en 2010 une potion imbuvable entre hard-rock, beats hip-hop et electro-pop. Ca s'appelait Treats, c'était 32 minutes de riffs gros (et laids) comme des monster-trucks, de rythmiques sonnant comme un fusil à pompe dans Quake 3, et de lignes de chant féminines innocentes, girly et poseuses. Reign of Terror, comme son nom le fait craindre, c'est pareil, en pire.

De l'introduction "True Shred Guitar" façon "on arrive dans une arène déjà surchauffée et on découpe en charpie du AC/DC avec un son digne d'un crash de Boeing 747" aux sons de synthé dégueulasses de la tentative dark-dream-pop "D.O.A" , ce disque est un plaidoyer pour la superficialité, le gimmick, l'inanité musicale. Tout est surjoué, imperméable à une quelconque profondeur mélodique, des titres comme "Born to lose" et son insupportable double-pédale, "Leader of the park" et son solo à deux guitares (et cette voix mièvre blindée d'effets), "You lost me" qui semble piqué à la B.O de la suite cachée de Top Gun (en vogue en ce moment décidément), sont l'équivalent musical d'un cellophane sur un morceau de barbarque pas fraiche.

La folie des grandeurs et du plus gros son pourrait au moins rendre l'expérience excitante sauf qu'il n'y a pas une once de différence entre le volume et l'agressivité d'un titre à son début ou à sa fin. Dans le monde de Sleigh Bells, les émotions n'existent pas, rien ne fait sens, tout est instinct, tout est programmé pour faire BOUM, pour head-banger comme un pantin sans différencier les couleurs, sans passer par plusieurs stades, non, tu vas bouffer de la bouillie savament produite pour contaminer tes séries tv teenage, tes jeux vidéos de gangster, les moments où certains se demandent si la musique est vraiment leur passion, ou simplement un loisir, un défouloir même. Si tu fais parti de cette dernière catégorie, tu ne lis surement pas ce blog, et grand bien t'en fasse, les autres, fuyez ce groupe comme la peste.

1/10

 

Sortie: 20 Février

Label: Mom & Pop Music

 

Par Hank - Publié dans : Chroniques d'albums
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 19:09

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Voir plus loin

Les charts anglais sont, depuis la fin du revival indie-rock des 2000's (Libertines, Razorlight, Bloc Party) embourbés dans la mélasse electro-pop (Florence and the machines, La Roux) et la soupette pour stade (Coldplay, Snow Patrol). Les groupes de rock à guitare qui percent se font rares. Les groupes à guitare qui percent et ne cherchent pas à capitaliser sur des schémas éculés (le groupe à la Kinks, le groupe à la Cure, le groupe à la Jesus and Mary Chain), encore plus. Les Maccabees avaient pourtant commencer avec un simple (honnête et plutot appréciable) garage-rock des familles sur Colour It In, rien de très marquant. Ensuite, ils ont peaufiné la recette, et inséré quelques morceaux plus tranquilles, réfléchis ("No Kind Words", "William Powers") sur un second album intriguant, Wall of arms.
Mais aujourd'hui, avec Given to the wild, ils écrivent un nouveau chapitre de leur carrière. Cela débute sur une plage de synthés paradisiaques, où la voix d'Orlando Weeks apparait, semble flotter tandis qu'on entend au loin les même mots "Given to the wild, wild away, wild away". Ensuite quelques notes de guitares, comme jouées dans une piscine de coton, transportent la mélodie jusqu'à un groove de batterie tranquille accompagné de cuivres angéliques. En 7 minutes, le groupe prouve qu'ils n'ont rien à voir avec tout ces jeunes loups anglais dont l'ambition se situe en dessous de la ceinture entre le porte-feuille et les bourses. Ici, on cherche la beauté musicale pure et l'aventure. La promesse de cette introduction est presque tenue dans Given to the wild, un disque qui, s'il n'est pas parfait, fait preuve d'une audace et d'une ambition certaines. S'il y a un moteur pour mettre en route les envoûtantes compositions ici, c'est la section rythmique composée de Rupert Jarvis à la basse et Sam Doyle à la batterie. Ils taillent sur mesure des structures digne d'un grand huit emotionnel ('Feel to follow', la magnifique "Glimmer") autant que de méchants bolides pour du math-rock progressif ("Pelican, "Unknown"). Les guitares et la voix restent donc souvent en retrait mais savent se faire remarquer lorsque la machine s'embale.

Orlando Weeks montre une pallette vocale et d'élocution impressionnante, et prend un peu plus de carrure et de justesse ici. Notons que l'album bénéficie aussi d'arrangements majestueux de violons, synthétiseur et cuivres qui ajoutent une atmosphère de rêve éveillé aux titres. Le seul reproche à faire au groupe, c'est d'avoir cacher les moins bonnes idées à la fin du disque, avec les balades "Slowly One" et "Grew up at midnight" qui finissent dans une ferveur grandiloquente digne de ... Coldplay justement. .Given to the wild est donc un véritable voyage sonore, qui rappelle en beaucoup de points l'évolution des Foals sur Total Life Forever, avec une vision plus posée, des compositions moins rentre-dedans et un univers musical libre, à l'horizon infini, fascinant.

8/10

Sortie: 6 février 2012

Label: Coopérative Music

Par Hank - Publié dans : Chroniques d'albums
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 15:46

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"You know I got a plane tomorrow morning, right ?"

Porté par le succès (mérité) de son premier album "solo" dans les charts du Royaume-Uni, Noel Gallagher revient 4 mois après sa dernière date à Dublin (à l'Olympia Theatre), récolter les lauriers devant un public qui lui est acquis depuis des siècles. Et c'est surement cet excès de confiance qui le poussera ce soir à la jouer en roue libre. Etrangement, il débute le set avec "It's good to be free", issu de la compilation de face-b The Masterplan, et encore plus étonnant: le public entonne les paroles du début à la fin. S'en suit le passable "Mucky Fingers", autre plaisir de fan-hardcore tiré de Don't believe the truth. Mais le véritable show débute sur les titres des High Flying Birds, qui sont ce soir, et c'est une nouveauté vis à vis de la première tournée, accompagnés par deux chorales (féminine et masculine) et un trio de cuivres. Si le son général manque de précision, l'O2 Arena ressemblant plus à un hall d'aéroport qu'une salle de concert (avec ses tuyaux de ventilations apparant au plafond, et sa fosse extrêmement large), ces arrangements supplémentaires rendent à merveille sur les tubes "Dream On", "Everybody's on the run" et "If I had a gun". Le groupe joue tout à la lettre, pas d'impro, comme à l'époque Oasis. Deux awards doivent être décernés, un pour la performance la plus brouillonne et heureusement inaudible de Jeremy Stacey (Batteur), l'autre pour la participation plus enthousiaste et éblouissante de Mike Rowe (Clavier/Moog/synthé). Ce dernier est véritablement le phare qui guide les mélodies, et donne un peu de vie à un jeu de scène global qui s'approche du niveau zéro. Gallagher se fend de quelques vannes au public lorsqu'il continue à hurler sa joie entre les morceaux: "You know I got a plane tomorrow morning, right ?". On le sent un peu lassé ce soir, comme si lui même voulait passer à autre chose qu'une Oasis-Fan-Party. On replonge dans les tiroirs d'Oasis justement avec une version acoustique de "Supersonic" sympathique, mais lorsqu'arrive juste après une excitante version de "AkA What a life !" on a le sentiment que Noel et son public prennent plus de plaisir à regarder vers l'avenir.

IMAG0571.jpgCet éternel aller-retour entre les classiques du songbook de Gallagher (et il en a des dizaines) et son nouveau répertoire s'avère frustrant, et ce ne sont pas les ennuyantes faces-b "Talk Tonight" et "Half the world away" qui vont faire monter la sauce. Le show se termine étrangement sur l'efficace "Soldier boys and jesus freaks" et "Stranded on the wrong beach", parmi les titres les plus relaxés du disque des oiseaux qui volent haut (ça fait con en français hein ?). Bien entendu, un rappel façon best-of arrive, mais lui aussi bascule entre l'imparable et le discutable: "Whatever" soulève les foules mais manque de pêche, "Little by little" est toujours aussi pleurnicharde, mais "The Importance of being Idle" remonte la pente, et "Don't look back in anger", comme à son habitude, réconcilie tout le monde. Les irlandais se prennent par l'épaule, se gueulent les paroles dans l'oreille, renversent de la Carlsberg sur leur jogging en basculant de gauche à droite dans une béatitude digne d'une victoire en Coupe Du Monde de rugby. Ils étaient venus pour ça eux, se souvenir des belles choses. Moi, j'attendais qu'on tourne la page, et qu'on ne fixe plus le cadavre dans le blanc de l'oeil, tant pis.

Par Hank - Publié dans : Chroniques de concerts
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 00:44

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Modeste héros

Il y en a très peu de ces artistes qui possèdent les chansons et le charisme, une identité musicale affirmée et une foi inébranlable en leur propos, quelque chose d'aussi mystique et narquois qu'innocent et touchant , quelque chose de Kurt Vile. Ce n'est donc pas étonnant que ce soir le public réuni au Whelan's, lieu phare de l'indie-rock à Dublin, est varié, allant du jeune hipster barbu à bretelles qui vient boire sa cueillère de folk des cavernes, au cinquantenaire bedonnant ayant eu vent d'un gamin qui aurait passé sa jeunesse dans le bluegrass et l'americana, obsédé par des trucs de réacs comme Tom Petty et Bruce Springsteen.

Il arrive seul sur scène, en fait, le show n'est pas commencé, il bidouille son pedal-board, évite de regarder le public qui en profite pour faire quelques instagrams avec leurs Iphone. Puis les lumières baissent, il se lève, chante "Can't come" seul, avec une guitare folk un brin usée, le nez dans sa jungle de cheveux. Le monde se tait, Il relève les yeux quelques minutes plus tard, un petit sourire, le public (nombreux, le concert est sold out) applaudit comme s'il venait de jouer son plus grand tube. Ensuite, son groupe, les Violators, arrive et débutent vraiment les affaires pour un set qui durera un peu plus d'1h20 rappel compris. Lorsque ses comparses sont là, Vile souille vicieusement les mélodies de son dernier album, Smoke ring for my Halo, de distortion, de saturation, comme sur "Jesus Fever" et "Puppet to the man", qui sonnent comme des bourrasques dans une ville fantôme. Il revient aussi sur l'album Childish Prodigy dont la sombre "Heart-attack" est jouée avec une violence terrible. Et pour quelques instants, il est laissé à sa Dobro rutilante, pour tisser avec son art du picking et ses accords enfumés des comptines qui auraient pu être écrite par un Zimmerman ou un Guthrie ("My best friends", "Peeping Tomboy").

 

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Déjà victorieux après 60 minutes de set, il parle de rentrer chez lui, mais certains voient que la set-list a bien entendu son rappel prévu juste à droite de la grosse caisse de ce monstrueux batteur aux bras comme des troncs d'arbre. Te fous pas de notre gueule, reviens par ici.Pas mécontent de sa soirée (le "You're the best audience ever" sonnait étrangement sincère), il ramène les potes, délivre la classique "Baby's arms" et lache les chevaux sur le terrible "Hunchback" qui montre les crocs, permet à Kurt de rugir un poil, et finit en jam goudronnée. Là dessus, les guitares sortent à peine du car crash que le "Freak Train" est en marche, et rappelle la cavalerie à l'ordre, les trois guitares se battant à qui fera dérailler le bordel le plus tout en restant dans les clous, un exercice périlleux et magistralement effectué. Le jeune loup termine la soirée en serrant quelques pognes alors que ses bières entamées au coin de la scène l'appellent, puis il reviendra, discutant avec les gens, quelques secondes à droite à gauche, un peu paumé, un peu inconscient de ses exploits, un peu Kurt Vile.

 

Par Hank - Publié dans : Chroniques de concerts
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 23:49

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Mythes et légendes

A la conquête des mystères de mère nature, fascinée par le folklore japonais, possédée par un imaginaire médiéval et fantastique, Laura J Martin n'est pas votre folkeuse habituelle. Une propension à l'évasion qui n'est pas sans rappeler la désormais reine du neo-folk certifié "Heroic-fantasy" Joanna Newsom. Ici, ce n'est pas la harpe mais la flute traversière, la mandoline et le piano qui rythment les contes naturalistes . Son style d'écriture est tourné autour de la psychologie des personnages qu'elle incarne ou poursuit. Au milieu de l'attirail digne d'une ménestrelle d'Albion, sa voix de fée rassure et berce, comme une joyeuse Kate Bush reprenant des standards irlandais. On pense souvent à Ian Dury pour les titres les plus dansant ("Salamander", "Jesse") et même Jethro Tull pour l'aspect prog des bois ("Leonine", "Black Caravan"). L'ombre au tableau, elle est hélas dans le trop-plein de couleurs et d'instrumentations dont nous submerge The Hangman Tree. Quelques fois, on souhaiterait que Laura lache un peu sa pédale de loops pour faire respirer sa musique ou que ses compagnons offrent un peu plus de punch à ses récits (la batterie est terriblement redondante). Enfin, il est évident qu'en 16 titres la redondance du style ne peut pas passer inaperçue et on se lasse de motifs moins inspirés, et d'arrangements lourds, quelques fois nocifs à la mélodie ("What if king", "Kissbye Goodnight" en duo avec Buck65). Il en reste un album attendrissant, qui possède trop de défauts de jeunesse pour convaincre sur la longueur. Pourvu que le buffet soit plus léger et goutu à la deuxième réception de la reine Laura.5/10

 

Sortie: 23 Janvier 2012

Label: Static Caravan

 

Par Hank - Publié dans : Chroniques d'albums
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